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 Satisfaction brought it back. [PV Richard]

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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Jeu 16 Mar - 15:36


Je l'écoute raconter sa propre expérience en trempant mon coockie dans mon café et en le grignotant distraitement.

Donc, comme beaucoup d'autres, elle s'est faite recenser par obligation plutôt que volontairement, et comme d'autres encore, elle conserve des doutes sur le bien fondé de ce fichage systématique des mutants et l'utilisation ultérieure de la longue liste ainsi créée.
Les test médicaux, j'en faisais mon affaire. A l'heure actuelle, à moins qu'une équipe de techniciens médicaux Krees ou Xandarien n'apporte son aide tant intellectuelle que matérielle aux humains, il était impossible de déceler l'altération si spécifique de mon ADN, le génome humain masquait les autres et ne contenait aucun modèle X ou approchant qui pourrait me classer dans la catégorie "mutant".

Par contre la vaccination et cette puce que j'avais examiné en son temps m'agaçaient par leur seule existence.
S'il leur venait l'idée de m'inoculer quelque chose, mon organisme aurait tôt fait d'éliminer la toxine étrangère, et quant à la puce, mes nanites n'en feraient qu'une bouchée ou du moins en annihileraient les fonctions tout en la laissant en place.

En fait, en l'écoutant, je me rendais compte que je m'étais comporté comme eux à ses égards en lui posant des questions sur ses facultés, même si au final, l'objectif était totalement différent et la méthode moins agressive, et j'en étais navré pour elle.
« Je ne vois pas ce qu'il y a d'illégal à se promener sous une forme ou une autre la nuit dans les jardins des autres ... Je te présente mes excuses au fait, d'avoir sans doute ravivé des mauvais souvenirs en te questionnant à mon tour sur ce que tu peux faire et sur les reste. Je ne pouvais pas me douter de ce que tu avais subi avec eux.»

Je regardais un instant le Faucon Millénium posé sur la commode et me remettais en mémoire ce qu'il avait analysé à propos de ce corps étranger qu'elle avait en elle.
« Tout ce que je peux dire sur cette puce, pour l'instant, c'est qu'elle peut émettre un signal qui pourrait être utilisé entre autre à géolocaliser celui qui la contient, qu'elle est sensible à tes signes vitaux et qu'elle contient deux minuscules alvéoles que je n'ai pas osé explorer. Elle réagit aux signaux provenant de l'extérieur et je ne voulais pas risquer de te mettre en danger en approfondissant mes investigations.» J'essaye d'être détaché en lui donnant ces informations afin d'en dédramatiser l'impact, rien ne sert de la stresser avec ce genre de trucs.

Pour la détourner de ce sujet épineux, je me décide à lui en dire un peu plus sur ma propre personne, juste un peu ...
« Même si je ne possède pas le gène X, je ne suis pas aussi normal que le voudraient les termes du RA, rien que mon âge et mon apparence sont hors normes, j'ai cessé d'être totalement humain il y a bien longtemps, j'avais dix-sept ans, en 1976 pour être exact ... »

J'observe ses réactions du coin de l'oeil amusé. Révéler sa non appartenance à l'espèce humaine est une chose, un âge avancé bien peu concordant avec l'image de son corps une autre bien moins facilement assimilable. Et là, je venais de lui avouer les deux à la fois, pas gentil ça ...

« J'ai bien pensé à aller en discuter de vive voix avec Stark sous le couvert de mon armure, mais je n'ai pas encore eu ni le besoin, ni le courage ou l'envie de m'y frotter. Quant à Cap'tain América, la prudence voudrait que je le vois en second lieu pour éviter d'être catalogué par avance. Et puis, je suis contre ce genre de procédés naturellement pour en avoir été la victime moi même par le passé, donc ...»

Parfaitement détaché de ce que je lui exposais en paroles, je récupérais du bout des doigts les miettes de gâteau sur la table et les faisais disparaître entre mes lèvres ensuite, ménageant mon auditoire autant que remettant mes idées en place.
« De plus, après avoir rencontré Gabrielle, tu sais LA Gabrielle Chapman du parti collectif, et bien après, je n'avais plus aucune envie de frayer avec ce genre de gens ... »
Je soupire et je me lève pour remplir à nouveau mon mug dont le niveau a bien baissé à cause du trempage ...

« Tu veux quelque chose pendant que je suis debout ? Et au fait, même si mon grand âge force le respect dû à un papy à défaut de la concupiscence générée par mon physique, je suis encore jeune dans ma tête aussi, je peux comprendre et accepter bien plus que la majorité de ceux qui vivent sur cette planète.»

Je lui tournais le dos en me resservant et elle ne pouvait voir le sourire que j'affichais alors en pensant à sa surprise et à ses désillusions possibles. J'étais un "vieux", un vieillard, une relique ... Et elle était si jeune ... J'aurais pu être son grand-père si ma vie avait été tout autre ...
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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Jeu 23 Mar - 19:16

Satisfaction brought it back.




Feat. Richard Rider

Étrangement, Anna ne gardait pas un mauvais souvenir de son passé. Elle avait pourtant perdu son père et son partenaire mais il y avait tellement de souvenirs positifs autour de ces personnes que son esprit avait relativisé. Bien sûr, elle avait déprimé un moment puisque, comme tout être humain, la jeune mutante avait des sentiments. Mais elle s’était battue pour finalement remonter la pente. Le plus difficile avait été de relativiser la mort de son ex, de ravaler la culpabilité. Il faut dire qu’il était mort lors d’une de leur ‘mission’, un mauvais concours de circonstance. Avec le temps, le recul, elle avait réalisé que ce n’était pas de sa faute. Elle avait fuit comme ils devaient le faire, ne s’était pas retournée comme il lui avait ordonné et, quand bien même se serait-elle retourné, la balle était partie. Tout ce qu’elle aurait gagné était un deuil en prison ce qui aurait été bien plus difficile à surmonter.

    « Disons simplement que c’était un mauvais soir et que mes moustaches avaient détecté quelque chose de louche. Je suis une féline prudente et habituée ! Quant au reste, ne t’en fais pas, ce ne sont plus de mauvais souvenirs aujourd’hui. »

Pas de mauvais souvenirs non, même pour le recensement. Pas très agréable au pire. Le problème restait majoritairement de se faire un réel avis sur la question, chose dont elle était toujours incapable aujourd’hui. Il y avait du bien, tout semblait partir d’une bonne intention… Mais l’homme était, par définition : idiot, cruel et peureux. Les choses pouvaient donc rapidement dérailler dans un sens bien plus néfaste. Heureusement, Richard n’avait rien repéré dans la puce pour le moment et c’était étrangement rassurant. En effet, Anna avait déjà imaginé le pire : Une instrument tueur, des décharges électrique voire même le pouvoir d’influencer la pensée… Rien de tout cela pour le moment et rien de détecter par le génie que semblait être le jeune homme. La blonde soupira de soulagement, toujours souriante. Bon, elle semblait tout de même répondre aux signaux extérieurs ce qui pouvait aussi être un très mauvais signe… Mais ils verraient bien, il n’y avait plus rien à faire de toute façon, son sort était scellé.

Richard détourna ensuite subtilement la conversation, confortant légèrement la jeune femme dans son idée. Mais ses dires éveillèrent bien vite sa curiosité en lui faisant oublier toute peur ou appréhension. Depuis leur rencontre, Anna avait voulu en apprendre davantage sur le jeune homme sans vraiment oser demander. Intriguée, elle était aussi impressionnée et admirative ce qui l’empêchait de vraiment lâcher la bride. Il y avait pourtant des tonnes de questions dans son esprit et il venait tout juste de répondre à une partie d’entres-elles, attisant un peu plus la curiosité féline de la blondinette. Ainsi donc, il n’était pas un mutant mais il n’était pas non plus humain ? Qu’avait-il bien pu se passer ? Et à seulement dix-sept ans ! Parfois peu optimiste, un frisson se glissa dans son dos. Avait-il souffert ? Elle espérait que non mais savait que certaines personnes n’hésitaient devant rien pour mettre au point des expériences terribles…

Alors qu’Anna se perdait dans ses pensées, le jeune homme reprit. La RA n’était pas une chose facile et choisir son camp semblait de plus en plus vital… Il fallait bien réfléchir car faire demi-tour pouvait sembler suicidaire. De nouveau, elle se contenta d’un signe de la tête, ses mains confortablement blotties contre sa tasse chaude, la fumée odorante remontant agréablement devant son visage. Son esprit était en surchauffe et elle ne savait pas trop quoi lui répondre, espérant secrètement que son silence le pousserait à en dire plus. Ce qu’il fit en avouant encore un petit bout de son passé. Toujours subtilement, toujours sans trop de détails ce qui était extrêmement frustrant. Catalogué ? Qu’avait-il put vivre pour avoir perdu son humanité si jeune, se retrouvant donc catalogué par avance ? Les deux extrêmes étaient envisageables, rendant toutes questions dangereuses… Elle ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie, le mettre mal à l’aise ou lui faire de la peine. Il fallait donc laisser le temps au temps, apprendre à l’apprivoiser, à le connaître pour mieux comprendre, pour oser.

Par chance, il enchaîna sur Gabrielle… Anna ne la connaissait que de nom et pour deux raisons totalement différentes : La première (et la plus importante à ses yeux) était qu’elle était la compagne de son maître en photographie et la seconde était son poste au Partie. Bien sûr, Anna connaissait mieux la Gabrielle de Malcolm que celle de la TV puisqu’elle ne s’intéressait que moyennement aux informations qu’elle trouvait trop inquiétante et déprimante depuis quelques temps déjà… Mais elle comprenait très bien ce qu’il voulait dire, partageant même son avis en vue des autres membres du partie dont elle avait entendu parlé ou qu’elle avait eu l’occasion de croiser dans sa courte vie. Avant de reprendre enfin la parole, la mutante termina sa tasse ce qui lui permit de reprendre un peu ses esprit et de remettre ses pensées à plat.

    « Je comprends très bien ta réticence, sans compter que cette RA est surtout un moyen de choisir son camp dans la guerre à venir… Si mon histoire avait été différente, je pense que j’aurai pris un autre chemin. Pas nécessairement la résistance, pas tout de suite, mais j’aurai attendu un peu malgré la pression d’ARES. Un sacré groupe de malades si tu veux mon avis, ou du moins pour la plupart d’entre eux ! »

Anna connaissait l’un de leur membre. Une jeune femme adorable bien qu’un peu étrange… Cette dernière semblait d’ailleurs changer doucement d’avis sur son groupe ce qui semblait très révélateur pour la jeune femme : s’ils s’effondre de l’intérieur, c’est que quelque chose cloche et leur extrémisme pourrait très bien être la meilleure explication.

    « Je reprendrais bien une tasse, merci. » Dit-elle alors qu’il se levait pour se resservir. En revenant, il lui fit comprendre que, une fois de plus, il avait deviné ses pensés et qu’elle pouvait lui poser des questions sans craindre de le blesser. Plus facile à dire qu’à faire mais il fallait que ça sorte, surtout qu’il en savait beaucoup plus sur elle qu’elle sur lui, il était temps de remettre l’égalité en place ! « Un papy ? Je suis sûre que tu exagères ! Quoi qu’il en soit, je dois t’avouer que j’ai tellement de question que je ne sais même pas par où commencé ! Tu en sais un peu plus sur moi aujourd’hui, le plus important du moins… Moi je ne sais rien, juste ton nom et le fait que tu sois un génie de la technologie sans gêne X… Mieux que rien remarque, mais… Tu es fascinant ! »

Dit-elle simplement, un peu gênée tout de même. Son attirance pour lui n’avait pas faiblit, au contraire même…


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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mer 29 Mar - 12:54


J'éclatais de rire au risque de faire s'épancher le liquide de son mug avant de le poser face à elle.

« Je suis fascinant tu dis ... C'est l'attrait de l'inconnu rien de plus ... Quant à être un génie en technologie, c'est vrai que j'ai fait quelques progrès depuis mes examens de Fac, mais j'ai aussi de l'aide à demeure et quelques milliers d'année d'avancée technologique sous la main ... Pour Xandar et les Krees, les plus belles réalisations Terriennes sont aussi avancées que des silex et moi je suis tout juste considéré comme un singe savant ... Et ça m'arrange un peu d'ailleurs ...»

Je m'installais à table et buvais une gorgée avant de poursuivre.
« Il me parait légitime par contre que tu en saches un peu sur ton employeur, et même un peu plus que la majorité de mes collaborateurs. Après tout, si je veux constituer une sorte de conseil d'administration et des équipes de terrain, je me dois d'avoir un état major qui sache à qui il a affaire ...»

Un sucre dans mon jus et quelques tours de cuillères plus tard, je poursuis en ne levant pas les yeux :
« J'ai entendu parler de ce fameux ARES et de quelques autres groupuscules qui se sont constitués à travers le monde. Parfois de bonnes intentions et des convictions louables mais desservies par de mauvais membres ou des actions répréhensibles ... C'est dommage ... mais je ne veux pas m'investir là-dedans, il y a trop à perdre et trop de gens qui se préparent à chambouler tout cela. Et puis ma position hors de ce système me lie les mains sur certains points. J'ai une clause de non-ingérence sur le dos et mes ... anciens supérieurs dirais je, sont assez pointilleux sur ce genre de questions. Je veux autant que je dois, rester en dehors de tout ça ... Mais passons ...»

Petite gorgée pour faire passer une amertume passagère à propos de ces fameuses conventions qui me liaient les mains dans le cadre d'interventions planétaires ...
« Pour en revenir au bonhomme, je suis né à New-York et j'y ai grandi. Aujourd'hui, j'ai effectivement 59 ans selon le décompte terrien et quelques 20 de plus si on prend en compte les décalages temporels et une escapade involontaire en dehors de cette dimension ... Soit au total soixante-dix huit ans grosso modo et assez bien conservé non ? Je ne mentais donc pas en sous entendant que je pouvais être ton grand-père ...» Je me cale dans mon siège et je mets mes mains derrière la tête, goguenard.

« Il faut dire que mes anciens "employeurs"» je fis le signe des crochets en prononçant le mot "employeurs" , « ne font pas dans la dentelle quand ils recrutent leurs troupes, ils les adaptent à leur besoins, génétiquement parlant. Je suis bien moins "humain"» (à nouveau ce petit double signe pour "humain"), « Que quand je suis né, et beaucoup moins que la plupart des mutants recensés ou non ...»

Tout en brisant un biscuit et en le grignotant, je surveillais les réactions de ma vis à vis. Je me demandais comment elle prendrait le fait que je ne sois pas aussi humain que ça malgré une apparence tout à fait normale.

« Quel est mon objectif me demanderas tu ? C'est tout simple, je veux améliorer les conditions de vie du maximum de gens sans m'imposer comme leader. C'est pourquoi j'ai commencé à développer mes fermes urbaines un peu partout et que ceux qui s'en occupent sont des gens tirés du ruisseau et ont un bénéfice participatif sur les ventes.
Malgré cela, des millions viennent s'engranger sur mes comptes que je réutilise pour continuer ma campagne contre la misère et l'exclusion ... Tu vois, rien de très ... exceptionnel ... j'ai eu ma période SDF lors de ma démobilisation d'où cette quête ...»


Je réfléchis un instant en comptant sur mes doigts puis j'ajoute :
« Pour résumer, américain moyen, très moyen, jusqu'à dix-sept ans, puis choisi par une entité extra-terrestre pour succéder à son maître et transformé en super-héros pendant quelques années, convoqué par les supérieurs de mon mentor et incorporé dans une grande armée intergalactique, démobilisé plusieurs fois puis réincorporé pour finalement me retrouver prisonnier et enfin retour sur Terre après une évasion plus que scabreuse ... J'ai été bûcheron au Canada, j'ai fais des petits boulots en revenant à New-York quand je n'habitais pas sous les ponts, jusqu'à ce que mon passé me rattrape. Finalement je suis devenu "récupérateur de biens" et auto-entrepreneur dans les fruits et légumes ... Tu vois, rien de bien passionnant en sommes, juste le rêve américain qui s'est concrétisé ... Et que je veux dispenser au plus grand nombre ...»

Je fini ma boisson et je me lève silencieusement pour aller me mettre devant la fenêtre et regarder les gens passer dans la rue.
« C'est pour ça que je me suis arrêté aussi quand je t'ai vue dans ce jardin ... Tu étais la candidate idéale ... J'espère ne pas m'être trompé sur ton compte ...»


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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mer 3 Mai - 17:41

Satisfaction brought it back.




Feat. Richard Rider

A cette époque, Anna n’avait jamais entendu parlé des Krees ou des Xandar mais elle se doutait bien que ce n’était pas d’une marque de dentifrice… Un peuple inconnu ? Une espèce extraterrestre ? Visiblement, il s’agissait plutôt de la seconde option puisqu’il évoquait des technologies bien plus évoluées que celles dont il disposait déjà… La jeune mutante n’était pas du genre à lire les journaux tous les matins ou à regarder les informations de façon rigoureuse mais, avec son travail, elle était tout de même assez au courant de l’actualité et ces noms n’avaient jamais atteint ses oreilles. Manque de culture ou normalité ? Cette fois, elle osa poser la question, il fallait bien commencer quelque part et il y avait beaucoup trop de mystère autour de ce séduisant jeune homme !

    « Des Xandars et des Krees ? Rassures-moi, ce sont les noms de groupes de Geeks d’Université… Ou il va vraiment falloir que je révise ma vision du monde ? »

Anna n’était pas allé à l’Université mais elle connaissait bien les divers groupes qui y existaient grâce aux nombreux films les évoquant. Le plus souvent, ils portaient le nom de lettres Greques mais qui sait de quoi ils étaient capables ! Si, en revanche, elle avait vu juste, il devenait sérieusement nécessaire de changer sa façon de voir le monde puisqu’elle se limitait plus ou moins au système solaire… Et ce même si la jeune femme avait toujours été fascinée par l’espace et les roman de science-fiction.

Afin d’entamer ses explications, le jeune homme reprit sa place en face d’elle. Comme souvent, le regard de la blondinette était fixé sur le visage de son interlocuteur et elle buvait ses paroles avec une grande attention. Néanmoins, une fois de plus, elle resta sur sa faim… Il évoqua le besoin de lui parler un peu plus de lui et de ses collègues mais il enchaîna sur ARES… C’est certes elle qui avait lancé le sujet un peu plus tôt seulement ils pouvaient attendre, eux ! Elle voulait tout savoir maintenant, ne plus le voir entouré par tant de mystère. Néanmoins, Anna ne pouvait qu’être d’accord avec lui et elle comprenait son point de vue.

Il ajouta néanmoins certaines choses qui troublèrent grandement la jeune mutante : trop à perdre… gens qui se préparent à chambouler tout cela… Clause de non-ingérence… Ancien supérieurs. Ou comment rajouter une épaisse couche de mystère en à peine plus d’une phrase. Anna fronça les sourcils, cachant son trouble dans son mug. Une fois de plus, son cerveau était en ébullition et elle tentait en vain de donner un sens à tout cela. Sentant peut-être sa détresse morale, Richard enchaîna rapidement, enclenchant enfin les explications sur sa petite personne.

En un rien de temps, l’esprit de la jeune femme s’était calmé et sa concentration était à nouveau parfaitement opérationnelle. Et heureusement car beaucoup d’information affluèrent. Son âge, sa nature d’humain modifié, ses fermes urbaines, sa lutte contre la misère et l’exclusion, l’armée intergalactique, le bûcheron, la vie sous les ponts et finalement son entreprise de récupération… La tête d’Anna devait vraiment valoir le détour puisqu’elle avait sûrement la mâchoire entre-ouverte et les yeux un peu plus écarquillés que d’habitude. Ce qui, pour lui, n’avait rien de passionnant semblait comme un million de vies à la jeune mutante qui n’aurait sûrement pas fait le tiers du quart de la moitié de ce qu’il avait fait dans le même temps.

    « Je pense qu’il va aussi falloir que je révise ma vision de passionnant si ta vie ne l’est pas à tes yeux ! Tu as vécu tellement de choses… Je me sens vraiment toute petite d’un coup ! »

Ce qu’il ajouta ensuite la toucha sûrement beaucoup plus que de raison… La candidate idéale ? Elle n’était qu’une petite poussière dans l’univers comparé à lui, inconsciente de l’immensité qui l’entoure, égoïste, égocentrique… Pourrait-elle un jour espérer lui arriver à la cheville ? Certainement pas, mais elle comptait bien tout faire pour (au moins) ne pas le décevoir. Il l’avait choisi elle, il avait fermé les yeux sur ses activités, il acceptait de lui offrir la chance de sa vie sans même vraiment la connaître. S’il ne se considérait plus comme un super-héro aujourd’hui, il en avait tous les traits aux yeux de la blonde.

    « J’espère que je serai à la hauteur… » Dit-elle humblement, baissant légèrement la tête. « Et tu es effectivement atrocement bien conservé pour un vieux ! »

Ajouta-t-elle pour détendre un peu l’atmosphère (enfin, surtout pour se détendre elle-même…). Pourtant, lui avouer cela la fit rougir un peu plus encore. Ils s’étaient beaucoup cherchés depuis leur rencontre mais rêvait-elle ses petites attentions ? Y avait-il autre chose qu’une profonde gentillesse de sa part ? C’était ça le problème : il était tellement gentil que tous ces petits gestes pouvaient être parfaitement innocents… Et elle alors ? Attirance ? Attrait pour l’inconnu et le mystère ? Quoi qu’il en soit, même en en sachant plus, elle le trouvait très spécial, bien plus qu’elle ne le devrait d’ailleurs…


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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Jeu 4 Mai - 11:33


Je me retourne à demi en souriant lorsqu'elle lance sa boutade sur mon âge et mon aspect, « Merci !», mais un voile sombre passe sur mes yeux l'instant d'après et je reporte mon regard sur la rue avant de lui répondre :

« Pourtant, tout ce temps est gravé en moi, et vivre longtemps n'apporte qu'un lot plus important de soucis, de souffrances, qu'elles soient physiques ou morales, et un détachement presque inhumain des choses et des êtres qu'on rencontre ...».

Je marque une pause involontaire alors que remontent des souvenirs bien majoritairement peu heureux, une vie de guerrier n'est pas celle d'un sage ou du commun des mortels ...

« J'ai entendu quelqu'un dire un jour qu'« Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. », et ce n'était pas un petit magicien mais bien avant par quelqu'un de réel, à l'époque, je n'avais pas compris la profondeur de cette simple phrase, aujourd'hui, j'en connais toute la plénitude et la solitude qui va avec.»

Devant moi, de l'autre côté de la vitre, sur le trottoir, passe une femme en jogging trottant en poussant une voiture d'enfant. Cela aussi on me l'avait pris en fin de compte et parfois il m'arrivait d'y penser autrefois. Aujourd'hui, je savais pourquoi une telle mesure était nécessaire, moins on peut avoir de prise sur toi, plus tu es clairvoyant dans tes décisions et libre de faire des choix difficiles.

Je me rends compte alors que je me suis enfermé dans une sorte de dialogue-monologue à voix haute qui n'était pas très plaisant ni très poli pour mon invitée et je reprenais un visage plus convivial avant de me retourner à nouveau vers elle.

« Il se peut que je doive m'absenter quelques temps et sachant que ma dernière virée a duré presque vingt années terriennes, je dois mettre en place une équipe qui préservera mon rêve et mes ambitions. C'est pour cela que j'évoquais la formation d'un conseil d'administration et d'un état-major. Une sorte de multinationale interplanétaire pour le peuple. Je cherchais une directrice de confiance, quelqu'un qui sache ce que ressentent les gens laissés pour compte et qui n'ai pas peur de mettre les mains dans le cambouis à l'occasion.»

Je la regardais évaluateur. J'espérais ne pas m'être trompé, elle était jeune, inexpérimentée, mais je sentais en elle cette force que je n'avais pas moi-même avant de devenir Nova. Elle avait vécu assez pour comprendre et savoir tout en restant quelqu'un d'équilibré finalement.

« Je voudrais faire de vous, de toi, ma "Pepper Potts", enfin, euh ... Du moins ... Son côté administratif s'entend ...»

Et mer@# ! Mauvais exemple quand on sait les liens qui les unissent la vraie Pepper et "Tête de fer" ... Je sens une chaleur me monter aux joues un instant avant de me reprendre.

« Ne décides rien dans l'immédiat, de toute façon, mon départ n'est pas pour demain, du moins je l'espère, nous avons encore quelques "récupérations" à faire avant d'en arriver là ! Une décision comme celle-là demande un temps de réflexion je le conçois ... Et puis nous avons un dîner qui doit commencer à se préparer au 1 Central Park West à New York, l'équipe du Jean-Georges est sur le pied de guerre ... Il faut penser à nous préparer un peu, ils exigent une tenue plus que correcte voire ampoulée.
Comme il est presque 17h00 et que je ne sais pas combien il te faut de temps pour te préparer, en comptant les emplettes et les essayages de tenues même virtuels, je pense que si nous ne nous y mettons pas immédiatement, nous ne serons pas là-bas avant au moins 21h00.
Pas question d'y aller par nos propres moyens en plus, une limousine est de rigueur ...»


C’est avec une satisfaction non feinte que je découvrais ses réactions, commençant à lire en elle comme dans un livre ouvert sans les artifices technologiques extra-terrestres. Je lui avais promis deux restaurant tantôt et je comptais bien remplir ce contrat avant d’envisager d’autres « rendez-vous » éventuels. Encore fallait-il qu’elle le veuille et qu’elle me supporte …

« Et si tu es sage et pas trop fatiguée, je te montrerai l’intérieur de mon site de production New-Yorkais ... A moins que tu ne préfères la ferme qui vient de se dresser dans le Sahara ? Ou celle de Bombay ? Ou une virée dans les anneaux de Saturne et une nuit à bord d’un vaisseau qui ferait pâlir l’Enterprise de Monsieur Spock ?»

Je sais, j’en fais trop … Mais que voulez vous, je suis enthousiaste parfois, surtout envers les personnes qui me plaisent. Mais n’y voyez pas là une perfide démonstration de mon héritage pour l’éblouir ni une façon quelconque de l’amener là où un playboy la conduirait … Pour une fois que je trouve quelqu’un avec qui partager un peu de mon univers …

Pour détourner ses pensées, j’éclate de rire et d’un ordre bref, j’active le Faucon Millénium à nouveau et l’accorde avec son bijou :

« Le dressing privé de madame est avancé … Trouvez votre tenue, votre coiffure, les drones feront le reste un fois votre choix établi ! Amuses toi !» je lance tout en revenant vers la cuisine et en commençant à débarrasser les reliefs du repas.

Un hologramme grandeur nature d’Anna portant sa tenue actuelle venait de se matérialiser au milieu du salon et des fenêtres proposant des options l’encadrèrent. Elle pouvait choisir ce qu’elle voulait changer, de la couleur des ongles de ses pieds à la coiffure en passant par les habits, sous-vêtements et bijoux. Le rêve de toute femme tant que de celui qui était censé porter les paquets.

La place redevenue nette, je m’éclipsais dans ma chambre pour consulter quelques rapports provenant des fermes et des détecteurs tout en écoutant les nouvelles du pays … Mon propre costume était déjà prêt, accroché aux rebords d’une vieille armoire en ébène récupérée presque intacte dans l'épave d'un galion espagnol qui depuis me suivait presque partout dans mes déplacements.

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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Sam 6 Mai - 18:46

Satisfaction brought it back.




Feat. Richard Rider

Du Anna tout craché ! Se sentir attireée par un homme charmant, visiblement bien sous tous rapport mais ressentant « un détachement presque inhumain envers les être qu’il rencontre… ». Bien joué ma poule, tu ne pouvais vraiment pas trouver mieux ! Si sa vie sentimentale continuait à prendre des tournants similaires, elle allait vraiment finir par croire qu’elle était maudite ! Son cœur se serra étrangement dans sa poitrine mais rien ne parut sur son visage et elle tenta de rester concentrée sur les dires du jeune homme.

Elle comprenait ce qu’il voulait dire et pourtant son pouvoir ne lui avait jamais fait se sentir responsable ou importante sur cette planète. Mutante ou non, la blondinette n’était qu’une microscopique petite miette dans l’univers, un petit être de rien du tout, juste un peu plus chanceuse que les autres. Mais franchement, comment se rendre utile en se changeant en chat ou en oiseau ? Néanmoins, elle ne pouvait qu’approuver le côté ‘solitude’ qui avait longtemps pesé lourd sur ses épaules, surtout après le décès de son père.

Ne pas en parler, se cacher, ne rien montrer. Finalement, il n’y a qu’avec d’autres mutants qu’elle peut réellement être elle-même et ce malgré son recensement. Heureusement quand même, certains humains sont assez ouverts d’esprit, mais il faut avoir le courage de leur avouer… Comme si c’était une maladie, une honte, quelque chose de monstrueux… Tristement, elle soupira à cette idée, lançant au jeune homme un regard plein de compassion et prouvant bien qu’elle ne savait que trop bien de quoi il parlait. Même si ce n’était sûrement pas à la même échelle en vue de son jeune âge et de son isolement plus ou moins grand depuis son arrivée à New York.

De nouveau, Richard évoqua le fait qu’il puisse devoir disparaître du jour au lendemain. Et, de nouveau, le cœur de la jeune femme se serra. Sûrement la situation, on ne pouvait pas s’attacher à quelqu’un aussi vite ! Ou alors il avait des pouvoirs aliens étranges ? Un don pour attirer les cruches sans cervelles ? Car c’est ce qu’elle avait l’impression d’être en sa présence, de plus en plus d’ailleurs… Malgré son trouble, la mutante maintenue son attention sans baisser les yeux pour ne rien laisser paraître. Il fallait rester forte, digne, elle avait vécu pire après tout !

Heureusement, le jeune homme reprit une conversation plus professionnelle en parlant une nouvelle fois du conseil d’administration qu’il souhaitait former. Il mentionna aussi un état-major qui permettrait à son entreprise (ou plutôt ses entreprises) de vivre sans lui. Jusque là, rien de nouveau sous le soleil, c’était une excellente idée, aussi logique qu’honorable. Mais elle se raidit légèrement quand il en arriva au sujet de LA directRICE… Ils ne se connaissaient pas depuis longtemps, comment pouvait-il lui confier la responsabilité d’un aussi gros projet ? Ces entreprises étaient toute sa vie, ses vies même en vue du temps qu’il avait pris à les créer…

Un peu gênée, elle se réfugia dans son reste de café mais manqua de s’étouffer quand il lui demanda de devenir sa Pepper Potts. La rouquine et son patron étaient bien connus de tous, même quand on ne s’intéresse pas aux people… Si elle n’avait pas eu cet étrange sentiment, elle aurait simplement considéré cela comme un immense compliment puisque Virginia Pepper Potts était une femme absolument extraordinaire et admirable. Mais son lien avec Monsieur Stark était aujourd’hui loin d’être uniquement professionnel et l’esprit d’Anna ne put s’empêcher de se concentrer sur cet aspect de la comparaison… Ce qui ne put que la faire rougir. Par chance, Richard fit de même, balbutiant pour rétablir le vrai sens de sa phrase. Enfin, vrai

Il y eu un moment de malaise, Anna s’essuya nerveusement la bouche pendant que Richard reprenait la parole tout en changeant le sujet. Revenir sur la nourriture était une bonne initiative, surtout quand on est face à un estomac sur pattes. Pendant qu’il parlait, elle se calmait doucement, reprenant rapidement des expressions plus ‘neutres’ et un sourire. Il voyait large pour la préparation même si elle n’avait pas l’intention de se négliger, surtout si ce nouveau restaurant était aussi chic que le premier. Un univers auquel elle n’était pas habituée et qui la mettait assez mal à l’aise en réalité… Elle se sentait un pauvre face à cette richesse, inadaptée. Mais le repas était gratuit et la compagnie très agréable, le jeu en valait la chandelle.

    « Je suis on ne peut plus honorée d’être envisagée pour ce rôle mais… Penses tu que je sois à la hauteur ? J’ai géré le restaurant de mon père avec lui et quelques mois seule après son décès mais… Ce n’était pas une multinationale ! Et c’est le rêve de toute ta vie, n’as tu pas peur de le confier ainsi à une inconnue ? Je ne veux pas gâcher tout ça, si je n’étais pas à la hauteur… »

Peut-être aurait-elle du commencer par le restaurant au lieu de re-plomber l’ambiance… Mais il fallait que ça sorte, qu’elle lui réponde. On ne peut pas laisser une pareille proposition en suspend, il est même très vivement déconseillé de répondre non. Et elle ne voulait pas répondre non, elle avait juste peur de tout détruire en quelques mois, de le décevoir. Seulement, malgré ses doutes, le regard du jeune homme et son attitude la rassurèrent avant même qu’il ne soit obligé de parler. La pression sembla disparaître comme c’était souvent le cas en sa présence. Encore un étrange pouvoir sûrement.

    « Quand à la préparation, je sais être rapide au besoin alors je ne veux rien imposer. Sans compter que nous sommes beaucoup plus près cette fois. Mais je ne suis jamais montée dans une limousine alors faire quelques détours avant ou après le repas me semble être une bonne idée ! »

Il lui proposa ensuite quelques idées pour finir la soirée. Du plus basique au plus extraordinaire… Et le pire et qu’elle ne doutait pas de la véracité de ses dires. Ses yeux s’illuminèrent malgré elle : comment choisir ? Sa curiosité lui avait toujours donné une énergie extraordinaire, il fallait espérer qu’il en soit de même ce soir ! Ce qui était fort probable en vue du nombre de sommeil qu’elle venait juste de faire…

    « Comment choisir ? Je… Je ne suis jamais allée dans l’espace alors… Quoi qu’il faudra peut être attendre un peu histoire que ça ne nous pèse pas trop sur la digestion ? »

Plaisanta-t-elle avant de le suivre et d’être, une fois de plus, absolument émerveillée. Elle se trouvait à présent face à une sorte de version SIMS d’elle-même. Plein d’accessoires disponibles, de possibilité. Elle ne sut même pas quoi dire avant que Richard ne disparaisse discrètement vers ses appartements. Après quelques instants de bug total, Anna reprit ses esprits et, tout en cherchant la tenue idéale, elle réfléchissait à la proposition de son nouveau patron. Choix difficiles, aussi bien dans le dressing numérique que dans la vie… Il avait peut-être raison pour le temps de préparation ? Une heure après être entrée dans la pièce, Anna en sortie enfin, prête et de nouveau un peu nerveuse. Comme avant un premier rendez-vous en fait… Quel boulette !

Quoi qu’il en soit, elle avait opté pour une tenue simple et sobre : une robe noire et des talons assez haut pour se rapprocher à peu près de la taille du jeune homme. Verni rouge sur les pieds, maquillage léger. Elle ne voulait pas en faire trop sans pour autant paraître négligée. Une fois de retour dans le salon, il n’était pas encore là. « Je suis enfin prête ! » lança-t-elle joyeusement, impatiente de vivre cette nouvelle folle aventure. Car, elle le savait, elle ne serait jamais au bout de ses surprises avec Richard !

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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mar 9 Mai - 14:33



En nouant mon noeux de cravate après avoir laissé mon correspondant Saharien avec ses propres affaires à résoudre en fonction des conseils que je venais de lui prodiguer, je pensais à Anna et à ses dernières réactions.

Comme je m'y attendais, elle avait été quelque peu surprise par mon offre. Je n'avais pas argumenté plus pour la rassurer qu'un « Tu seras à la hauteur ...» à peine susurré. Je n'avais aucun doute, pas le moindre. C'était une battante qui cherchait sa voie et la charger de cette responsabilité lui donnerait le but et la place qui lui étaient indispensables pour exprimer tout son potentiel, celui que j'avais vu en elle en me plongeant dans sa psyché.

Cette visite m'avait conforté sur mon premier jugement. Un chat égaré errant dans les rues à la recherche d'un but, d'une aventure, d'un territoire, d'une forme de stabilité non figée chargée d'impondérables qui donneraient le sel qui pourrait manquer à sa vie routinière.
Elle était jeune, mais ses épaules étaient larges et son dos aguerri aux coups. Elle pouvait le faire, seule sa volonté et son choix manquaient encore à la réalisation de ce destin que j'ouvrais devant elle.

J'enfilais mon gilet et le boutonnais tout en conversant avec un autre site situé aux antipodes du premier, dans un coin perdu du Groenland, à quelques kilomètres au sud de Pituffik, en bordure d'un lac glaciaire.

Là-bas, j'avais été un peu plus loin que de coutume en creusant des tunnels ferroviaires reliant les différents points de cette grande île. Ainsi, la marchandise était envoyée par pneumatique aux quatre coins, réceptionnée par les équipes dans de petites usines puis ventilées grâce à une flotte de camions. La production commençait à devenir excédentaire et un besoin urgent d'implanter des moyens d'exportation se faisait sentir à moins de supprimer le tiers des surfaces productives, ce que je ne pouvais me résoudre à faire.

Une flotte de navires cargos était indispensable, traditionnels ou sous-marins, afin de ravitailler le Nord de l'Europe également. Restait à établir un comptoir régulier au sud de l'île, là où les icebergs et autres tracas dus à la banquise laisseraient plus ou moins tranquilles les commandants.
Les travaux entrepris allaient bon train, les transactions avec le gouvernement local et des responsable de la ville de Qassimiut aboutissaient enfin sur de bonnes bases, restait à mettre à flot les engins construit de l'autre côté du globe et à mettre à leur barre des gens de confiance, de préférence issus du coin.

Finalement, je sortais de ma chambre et me rendais dans le salon assez content des évolutions de la société que j'administrais. Je réajustais ma veste, parfaitement coordonnée à l'ensemble beige à fines rayures grises en me demandant si la jeune femme avait trouvé son bonheur quand elle apparut à son tour.

Je la regardais d'un oeil un peu critique, souriant malgré une petite déception vis à vis de ses choix qui ne s'exprima que par une ombre fugace dans les yeux. Je m'attendais à tout autre chose, mais mes valeurs d'habillement dataient de quelques décennies et les siennes d'aujourd'hui ...
« Mademoiselle, vous allez faire sensation, je le sens ...» Dis je en hochant la tête finalement d'un air satisfait. Je ne voulais pas la mettre mal à l'aise en ne validant pas sa tenue par une quelconque attitude.

« Cependant, il manque quelque chose à votre cou pour que le lieu où nous allons soit définitivement éclairé par votre présence, acceptez ceci, s'il vous plaît ...» Je sortais de ma poche une boite plate et carrée et l'ouvrais vers elle, lui présentant la parure faite d'un collier perlé de sept diamants finement ciselés et d'une paire de boucles d'oreille assorties. Je lui mettais l'écrin dans les mains, y prélevais le collier et faisant le tour, lui fermais autour du cou avant de revenir devant elle et de me ravir.

« Tu es superbe Anna, la Limousine nous attend dehors ... Viens ...» Je lui tendais la main et la guidais vers l'extérieur, fermant derrière nous en activant les défenses passives puis laissant le loisir aux passants de la regarder passer devant le chauffeur qui lui ouvrait la porte et s'installer, je faisais le tour et m'asseyais à ses côtés, si on peut dire ainsi vu la largeur de l'engin, si j'avais voulu poser une main sur son épaule, il aurait fallu que je me penche un peu, et encore.

Côté longueur, heureusement qu'il y avait l'intercom car pour parler au chauffeur qui était séparé de nous par une vitre opaque, nous aurions été obligés de crier pour qu'il nous perçoive. Nous étions sur la banquette arrière, l'habitacle étant organisé comme un petit salon spacieux avec d'autres canapés en cuir de chaque côté et une petite table au milieu où trônait une bouteille de champagne dans son seau et des coupes en pur cristal. Le must en matière de transport urbain si on ajoutais la présence de deux réfrigérateurs et d'un distributeur de glaçons.

Je transitais sur l'un des côtés et nous servais chacun une coupe après avoir donné le signal du départ au conducteur. C'était parti pour un New-York by Night et le tour des monuments les plus prestigieux. Profitant de la douceur du temps, j'ouvrais le toit et me redressais, coupe à la main après avoir donné celle de ma partenaire, pour mieux apprécier cette balade touristique dont rêvaient tous les touristes du monde. j'invitais Anna à me rejoindre, lui conseillant de monter sur les sièges pour mieux apprécier la vue et compenser la différence de taille que nous avions.

Notre périple nous mènerait jusqu'aux portes du restaurant au grès de la circulation et de nos envies.
J'aimais l'avoir à mes côtés, quelque fois plus près ou contre moi quand le véhicule tournait et qu'elle était surprise du mouvement. Ses rires m'égaillaient l'âme, ses exclamations me ravissaient le coeur et je profitais de ce moment comme je ne l'avais fait depuis si longtemps. Je me surpris à scruter les baies du centre où j'avais rencontré Gabrielle qui étaient encore allumée à cette heure tardive, peut être en me demandant ce qu'elle pouvait bien faire en ce moment pour pourrir la vie des mutants, mais l'expulsais immédiatement après de mon esprit pour savourer bien plus ce moment partagé.

Notre arrivée à destination, après avoir traversé plusieurs ponts lancés sur l'Hudson et fait le tour de Central Park et longé les principales artères aux travers des quartiers de Manhattan, fut remarquable et remarquée. Les passants sur les trottoirs s'arrêtèrent pour regarder descendre ma compagne et restèrent là jusqu'à ce que nous disparaissions à l'intérieur, les serveurs vinrent à qui le pouvaient nous prendre en charge et nous mener jusqu'à la table que j'avais réservé dans un coin écarté de la plus prestigieuse salle de l'établissement, à la fois intime et en vue de tout, nous exposant peu mais nous laissant le loisir de tout voir.

Une autre bouteille de champagne nous attendait et je levais mon propre verre pour le faire tinter contre le sien :
« A l'avenir, ton avenir, qu'il soit rempli et fructueux, et tel que tu voudras le voir être ... A toi !»
Je vous passerais le menu et le repas, entrecoupé de quelques pas sur la piste de danse où se côtoyaient clients et danseurs professionnels, il y avait des femmes et des hommes seuls même dans ce monde ci, soirée qui se termina finalement au dernier étage de l'immeuble, en plein centre de la piste à hélicoptères vide de tout engin comme je l'avais demandé.
« Maintenant, tu vas devoir choisir ... Où allons nous ?»

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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mar 8 Aoû - 8:57



Satisfaction brought it back.
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Une fois prête, Anna se sentit un peu nerveuse : Inconsciemment, et même si elle avait fait au plus vite, elle avait l’impression de s’être préparée pour un rendez-vous galant et non pour un dîner avec son nouveau patron / potentiel futur associé… Il fallait bien avouer qu’il ne la laissait pas indifférente avec ses sourires charmants et ses yeux pétillants. Sans compter tout ce mystère qui l’entourait malgré les nombreux aveux qui lui avait fait depuis leur rencontre. Seulement, il ne faut jamais mélanger travail et sentiments, elle ne le savait que trop bien. Par conséquent, il fallait impérativement qu’elle prenne un peu de recul, qu’elle se calme. Et la tenue de Richard ne l’aida pas vraiment puisqu’elle lui allait à merveille…

Quand il ouvrit la petite boîte, son cœur s’emballa de nouveau. Un cadeau magnifique et surtout absolument injustifié s’ils tenaient vraiment à maintenir une relation professionnelle… Ou du moins, dans son esprit de jeune fille un peu vieux jeu sans doute. Mais il ne lui laissa pas vraiment le temps de réagir puisqu’il était déjà derrière elle entrain d’attacher ce petit trésor autour de son cou. En sentant son souffle dans sa nuque et la chaleur de ses mains, elle frissonna. *Respire, respire…* pensa-t-elle, fermant brièvement les yeux.

    « Tu n’aurais pas du, c’est vraiment magnifique, merci. »

Dit-elle simplement avant de mettre rapidement les boucles d’oreilles de la parure. En réalité, elle tremblait légèrement mais gardait le sourire, jouant presque bien le calme. Heureusement, une fois de plus, Richard changea rapidement le sujet en expliquant que la limousine était déjà dehors à les attendre. Était-elle donc si en retard que ça ? Soudain, une pointe de culpabilité l’envahit ce qui, par chance, ne put pas durer longtemps puisqu’il lui tendait déjà la main pour l’escorter à l’extérieur. Et de nouveau la pression monta d’un cran. En effet, Anna n’avait pas l’habitude d’être le centre d’attention et avec une voiture pareille, être discrète n’était pas une option…

Mais l’enthousiasme prit rapidement le dessus puisqu’elle n’avait jamais eu l’occasion de monter dans une limousine… Une fois dedans, elle se perdit un instant dans la contemplation, ne sachant même pas ou regarder tant c’était grandiose. Richard la rejoignit peu de temps après, s’installant tranquillement, visiblement très habitué à ce luxe. Ce qui rappela à la jeune femme à quel point ils étaient différents tous les deux… Ce qui pourrait être une bonne illustration de les opposés s’attirent ? Imperceptiblement, la jeune mutante secoua la tête avant de s’emparer de son verre avec un nouveau sourire. Il fallait vraiment qu’elle trouve un moyen de se changer les idées ce qui, malheureusement, n’allait pas être facile…

Pour ne pas abimer les sièges, elle ôta ses talons et rejoignit le jeune homme ‘dehors’. L’air était frais mais agréable et la vue pourrait très largement faire oublier le pire des hivers… Doucement, ils traversèrent la ville. Anna était émerveillée, heureuse. Son regard allait de droite à gauche de façon un peu anarchique puisqu’il y avait trop de choses à regarder. Surtout qu’elle ne connaissait pas vraiment bien la ville, ne s’étant jamais vraiment éloignée de sa zone de confort… Et toutes ces lumières ! C’était vraiment extraordinaire, presque irréel.

Parfois, elle perdait l’équilibre, rattrapée par les bras musclés de son voisin. Parfois aussi, son rire cristallin emplissait l’air. Par chance, elle avait prit le soin de lui dire que c’était la première fois qu’elle montait dans une limousine ce qui pouvait expliquer cet enthousiasme presque enfantin. D’ailleurs, Richard ne semblait pas choqué ou même gêné. Au contraire même, il riait aussi, la retenait gentiment. Il semblait presque aussi enthousiaste qu’elle même s’il montrait tout de même beaucoup plus de retenu.

Après un trajet sûrement un peu plus long que ce qu’il aurait du être, les deux jeunes gens arrivèrent au restaurant. Un lieu tout aussi luxueux que le précédent ce qui, une fois de plus, la mis un peu mal à l’aise. En effet, malgré la présence de Richard, elle ne pouvait pas oublier que, à peine quelques heures plus tôt, elle n’aurait jamais pu mettre un pied dans un endroit pareil en tant que cliente… Et les gens ici ! Il lui était impossible de ne pas les trouver faux… Il faut dire qu’elle n’avait jamais rencontré de personnes aussi riches à part des clients pénibles… Ces gens qu’elle volait souvent d’ailleurs. Ce qui expliquait sûrement pourquoi elle se sentait aussi mal à l’aise ici, au milieu de potentielles victimes.

Par chance, Richard avait demandé une table un peu à l’écart ce qui leur permit de manger presque seuls dans un restaurant presque bondé. Anna observa le menu qui, heureusement, n’affichait pas les tarifs. Concrètement, elle n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait vraiment être certains plats aux noms pompeux du genre farandole de légumes sautés ou encore collier de fruit dans un écrin de crème chantilly. Sans compter les aliments qu’elle ne connaissait que de nom comme le caviar et autre produit extrêmement dispendieux pour lesquels elle aurait du vendre un rein… Ne souhaitant pas lui faire dépenser plus encore, elle chercha donc désespérément le nom le plus classique de la carte.

    « Je dois avouer que je ne suis même pas sûre de ce que j’ai commandé ! »

Avoua-t-elle une fois leur commande passer. Malgré la gêne toujours enfouie dans son cœur, la jeune femme n’avait pas perdu une once de son sourire. Elle le suivit d’ailleurs avec le même enthousiasme lorsqu’il proposa un toast. Un alcool qu’Anna n’avait eu que de très rares occasions de boire et qui, pour le moment, ne semblait pas lui monter à la tête.

    « Merci… Mais je pense qu’il faut aussi porter un toast à mon merveilleux patron. »

Ajouta-t-elle en toute honnêteté. Ils mangèrent (beaucoup) et s’hydratèrent (beaucoup) entre deux danses un peu maladroites.

    « Je ne sais pas danser… »

Avait-elle avoué lorsqu’il l’invita pour la première fois. Son père lui avait apprit quelques pas mais c’était loin… Mais Richard était un bon professeur, patient et avec de bonnes chaussures visiblement. À nouveau, la jeune femme rit beaucoup, touchant peut être un peu trop le corps de son patron, se sentant sûrement plus gênée que de raison par la proximité… Paradoxe oui, l’alcool n’aidait sûrement pas en réalité… Finalement, après plusieurs heures d’amusement et de discutions, il lui fallut choisir. Tant de possibilités, tant d’endroits fabuleux !

    « En vue de nos tenues peu confortables… Bombay ? »

Sourit-elle après quelques instants d’hésitation. En fait, elle aurait volontiers fait le tour du monde avec lui, ici et maintenant, mais il fallait être raisonnable et garder un peu de suspense quand même…

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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mer 9 Aoû - 15:29


Je fus un peu surpris de son choix, Bombay. J'aurais choisi Paris, Londres, Rome, Venise, à l'Europe et l'ancien continent, à la rigueur au Japon vu l'attirance des jeunes d'aujourd'hui pour le soleil levant, mais pas du tout à l'Inde, lieu de destination par excellence de ceux de ma génération et des deux ou trois qui la précédèrent ...

«Bombay ? Pas de problème, juste une grosse heure de voyage et on y sera demain matin 9h30 plus tard ? ...» je lui dis en me tournant vers elle un sourire aux lèvres mais un brin intrigué par son choix. Ma main vient tout naturellement saisir la sienne, mais ce contact charnel ne dure que le temps de polariser mon armure et la sienne par la même occasion, la matière de nos gants venant s'interposer immédiatement entre nous.

Sans poser plus de question bien qu'une me brûla les lèvres, nous élevions déjà doucement dans les airs, disparaissant aux yeux du commun dans le ciel sombre de cette nuit urbaine qui révélait ses lumières en dessous de nous faites des illuminations des bâtiments, des éclairages des rues et des longues files de feux des voitures encore nombreuses à cette heure.

Plus nous montions, plus cela se fondait en une seule masse vivante, comme un être transparent dont on verrait le fonctionnement des organes au travers de la peau, avec ses zones pleines d'activité et d'autres plus sombres et calmes comme les quartiers malfamés ou même Central-Park au nord de Manhattan où les lampadaires étaient rares et ne projetaient qu'une lueur diffuse, presque maladive en regard du reste de la cité.
J'avais pris soin d'activer immédiatement mes brouilleurs et c'est sans aucune appréhension que je regardais rétrécir perdue parmi les autres la tour des Avengers sous nos pieds, avec l'assurance de ne pouvoir être détecté. Ils n'avaient ici pas les moyen de contrer mes défenses passives d'origine extra-terrestres, le seul pouvant le faire étant le directeur de l'école des mutants uniquement à cause de son appareil sensationnel utilisant les ondes psioniques amplifiées.

Ma compagne de randonnée était particulièrement exposée du fait de sa condition, moi même n'y étant que peu sensible avec mon colocataire qui veillait ... Mais cela pouvait changer si je venais à rencontrer cet homme en personne ... Ce que je n'avais pas encore fait depuis mon retour.

«Sans indiscrétion, pourquoi Bombay en particulier ?» Demandais je finalement en utilisant nos intercoms, ne pouvant plus y tenir de curiosité alors que nous étions déjà aux portes de l'espace, la ville à peine plus discernable qu'en raison des lueurs que la vie humaine générait en son sein, dispensant une vue équivalente à celle qu'aurait pu avoir un astronaute ou un cosmonaute en orbite basse.

J'avais mis le cap à l'Est augmentant notre vitesse lentement mais régulièrement tout en tenant toujours fermement sa main.
«Une grosse heure de voyage ennuyeux à faire, à moins de ...»

Nous étions dans l'espace, invisibles à priori et hors de toute possibilité de détection humaine ou non, et , même si pour moi voler seul et en silence ne me déplaisait pas en temps normal, j'avais l'habitude de voyages solitaires bien plus longs, perdu dans les confins, l'idée de lui infliger cette punition m'était dérangeante. Pourquoi pas après tout ?

Lentement, me gardant de rompre le contact avec elle bien qu'elle ne risqua rien, je me coulais dans son dos, au-dessus d'elle, nos combinaisons se frôlant presque langoureusement dans ce mouvement qui, vu par un observateur extérieur, pouvait paraître hautement sensuel et évocateur. Joignant donc le geste à la parole, je l'amenais à prendre la position la plus sûre pour réaliser la manoeuvre que je prévoyais.

«Tu vas mettre tes bras le long de ton corps et bien tendre les jambes en les serrant contre les miennes, je m'occupe du reste, sois sans crainte. Désolé pour la gêne occasionnée ...»

La guidant pour se mettre dans la bonne posture avec la main qui glissa le long de ses cuisses et de ses bras avant de l'étreindre étroitement tout le long de son dos contre mon torse, mon ventre et le reste, la tenant fermement contre moi en planquant un avant-bras au niveau de son bassin et un autre autour de sa poitrine.

«Serres tes jambes autour d'une des miennes bien tendues surtout ! »

Quand elle fut enfin dans la position attendue je lui lançais un ultime et joyeux avertissement.
«Prête ?! »

J'ordonnais mentalement l'ouverture d'un vortex dimensionnel dont seuls peu d'élus du Nova-Corps avaient les moyens et l'autorisation d'user.

Un trou plus sombre à peine suffisant pour laisser passer une petite voiture naquit dans le noir de l'espace juste sur notre trajectoire, auréolé d'une couronne parcourue d'étincelles et d'éclairs électriques bleus et blancs, et nous y plongions pour en ressortir aussitôt par un autre situé à la verticale de notre destination. Cela avait été aussi rapide et simple que de traverser un cerceau de dompteur pour un tigre.

«Tu voulais Bombay ? T'y voilà ! Service rapide, il est 08h13 du matin, heure locale ...»

Je conservais notre vélocité pour notre retour vers le sol, ne freinant qu'au dernier moment pour atterrir au milieu d'une végétation luxuriante qui masqua notre reprise d'apparence "normale" aux yeux des gens déjà en activité.

Nous étions à la lisière du Sanjay Gandhi National Park, à quelques minutes de l'Upvan Garden où j'avais pris soin de réserver une chambre à l'arrache pendant notre descente.
Un autre coup de fil en parallèle m'avait permis de commander des vêtements plus adaptés à une visite du pays pour des touristes improvisés plutôt que nos tenues de soirée que nous arborions actuellement. Marcher sur des sentiers millénaires et dans la caillasse avec des chaussures à talons et une robe de soirée n'a rien de pratique non ?

«Petite étape à l'hôtel pour nous changer, peut être un jus d'orange ou un café et on fait ce que tu veux ...»
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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Dim 13 Aoû - 10:01



Satisfaction brought it back.
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Malgré les très nombreuses tentations et opportunités, Anna était assez fière d’elle. En effet, à aucun moment elle n’avait fait de gestes déplacés et il semblait même qu’elle soit parvenue à garder une conversation agréable et presque dépourvue de tension. C’était un vrai challenge pour elle dans la mesure où elle se trouvait catapulter dans un monde qui lui était étranger, avec un inconnu (qui l’était de moins en moins) plus qu’attractif. Un homme qui était presque officiellement son patron et qui semblait vouloir devenir un partenaire de travail… Il fallait donc rester professionnelle sans pour autant perdre cet étrange lien qui s’était rapidement créé entre eux. Ne pas franchir la frontière invisible, ne pas perdre son sang froid, restez soi-même tout en contrôlant un maximum ses faits et gestes. Autant dire que la jeune mutante était sous pression mais cela ne l’empêcha nullement de passer une merveilleuse soirée.

Quand le repas fut terminé, ils gagnèrent le toit. Anna était toujours souriante bien qu’un peu inquiète, surtout quand elle réalisa qu’il n’y avait pas le moindre hélicoptère ou jet en vue… Voyager à Bombay en quelques heures à peine ? Allaient-ils voler jusque là ? Elle avait beaucoup apprécié sa première tentative de vol mais le trajet allait être plus long et donc un peu plus inquiétant… Ne montrant rien de son appréhension, elle le laissa prendre sa main, la serrant peut être un peu plus que de raison. Rapidement, l’armure qu’elle connaissait déjà s’interposa entre leur paume et ils étaient devenus d’étranges soldats de l’espace. Sans mot dire, ils s’élevèrent doucement vers le ciel et la mutante sentit son rythme cardiaque augmenter doucement. Elle respira profondément à plusieurs reprises puis la beauté du décor lui fit oublier son vertige. La ville était magnifique, brillant de mille feux, presque comme un ciel d’étoile étalé sous leurs pieds… Un voyage extraordinaire qu’elle n’aurait absolument jamais envisagé de faire, et encore moins de cette façon…

Effectivement, avant leur soirée, il lui avait offert le monde au sens le plus propre du terme. Un cadeau rendu possible par les nombreuses technologies dont il disposait et qui posa un nouveau problème à la jeune femme… Que choisir ? Elle n’avait jamais quitté l’Amérique ! Heureusement, elle avait eu le temps d’y réfléchir, arrêtant finalement son choix sur Bombay. Une alternative qu’il lui avait proposé en début de soirée et qui lui sembla la meilleure : moins extravagant (et effrayant) que l’espace tout en lui permettant d’explorer un lieu que sa mère avait eu la chance de visiter jadis. C’est d’ailleurs le souvenir de cette photo d’elle devant un monument qui avait finit de la convaincre. Même si Anna n’avait jamais eu la chance de connaître sa mère, elle l’admirait énormément. Il faut dire que son père avait toujours brossé un portrait plein d’éloge de cette aventurière qui n’était en fait qu’un médecin / globe trotteuse que seul l’amour avait put arrêté à un seul endroit. Ne souhaitant pas mentir à Richard, Anna décida donc de lui expliquer son choix, non sans un petit pincement au cœur.

    « Ma mère y a séjourné pendant quelques temps et la photo préférée de mon père était une de celle qu’elle avait prise là bas. Sans compter que je dois me familiariser un peu avec ton entreprise alors autant joindre l’utile à l’agréable ! »

Il lui avait en effet parlé d’une ferme là bas et elle était curieuse d’en apprendre plus sur les projets du jeune homme. Le Sahara était également tentant mais… Bombay avait remporté la victoire dans son cœur. Ils étaient à présent très haut dans le ciel et Anna se sentait très bien malgré tout. Sa main serrait toujours un peu fort celle de Richard mais son pouls était redevenu stable et elle pouvait pleinement profiter du paysage. Petit à petit, la ville disparaissait, puis les villes, puis l’Amérique. Sans vraiment s’en rendre compte, ils étaient arrivés dans l’espace. La mutante eu un petit sursaut de surprise quand elle leva enfin le nez de sous ses pieds. C’était tellement irréel qu’il lui avait semblait vivre dans un rêve jusqu’à ce qu’elle réalise vraiment que c’était bien elle, là, dans l’espace. Son cœur accéléra un peu à nouveau mais Richard la rassura en lui annonçant un trajet plutôt rapide. Heureusement, que son estomac était solide quand même ! Confiante, elle se laissa faire, suivant toujours ses instructions avec attention. Maintenant collée à lui (sans faire de remarque sur la position effectivement un peu gênante pour laquelle il s’excusait d’ailleurs), elle le laissa les guider dans les étoiles.

La vitesse et l’altitude lui donnèrent un peu le tournis mais la vue de Bombay lui fit ravaler tout traumatisme. C’était très beau même si c’était un peu plus moderne que ce qu’elle avait imaginé. La photo de sa mère la montrait devant un temple aux allures étranges mais très traditionnel. Sans le vouloir, elle s’imaginait donc une ville en pierre, bloquée dans le temps… Ce n’était pas le cas mais ça restait extraordinaire pour une petit Américaine n’ayant jamais vraiment franchit le pas de sa porte. Cette fois, c’est d’enthousiasme que son cœur battait à tout rompre. Elle était si émerveillée que c’est lui qui dut rompre le silence pour la ramener doucement sur terre. L’heure locale était très raisonnable et leur permettrait de visiter un peu la ville. Bien sûr, elle était fatiguée car ils n’avaient pas dormit. Mais pourquoi dormir quand il y a tant de choses à faire ? Une ville entière à découvrir, un monde à ses pieds. Toute sa fatigue sembla s’évaporer alors que son regard ne savait toujours pas où se poser.

    « Je ne dirai pas non à une bonne douche d’abord puis… Une visite de la ferme peut-être ? Pour le reste, je ne sais vraiment pas par où commencer mais j’aimerai beaucoup voir des temples et manger quelque chose de local. Je te fais confiance donc ! »

Sourit-elle, ses yeux brillant de bonheur. En réalité, elle se fichait un peu du programme. Ils étaient dans un autre pays, avec d’autres gens, d’autres coutumes et c’est tout ce qui comptait à ses yeux. Ils allaient flâner, visiter, découvrir, le tout dans un pays où sa mère avait passé quelques temps. Anna avait un peu l’impression de marcher sur ses pas et c’était un sentiment qui valait, à lui même, tout l’or du monde. D’ailleurs elle ne savait pas comment le remercier pour ce cadeau extraordinaire, ne sachant que trop qu’il lui était impossible d’en faire autant… Mais elle trouverait bien quelque chose, tête du mule comme elle l’était !

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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Jeu 24 Aoû - 15:55


Il était donc 8 heures passées ici, et la ville dont on percevait la rumeur était déjà pleine d'activité. Pour qui connaît l'Inde et Bombay en particulier, Mumbay depuis 1995 pour les puristes, on sait que cette ville de la taille d'un petit pays et résultant de la colonisation graduelle de tout le terrain disponible offert par les 7 îles, d'où son nom dans certains textes de la ville sur les 7. Elle abritait quelques Douze millions et demi d'habitants officiellement et ne dormait jamais. Que ce soit de jour comme de nuit, ça grouille, ça s'agite, ça vit et meurt quelques soient les quartiers. Rares sont les oasis de silence ou de calme si ce n'est les hôtels, quelques palais appartenant à de riches propriétaires et certains lieux de prière.

A peine arrivés dans le hall de notre propre hôtel, nous étions accueillis chaleureusement et menés ensuite jusqu'à notre chambre où il ne manquait qu'une cuisine pour devenir un appartement assez confortable pour lequel bien des citadins américains se battraient à mort pour l'avoir. Le garçon d'étage portait plusieurs sacs qu'il laissa contre le canapé du salon en se retirant en nous remerciant du pour-boire en dollars américains que je lui mettais discrètement dans la main.

« Je te laisse la primeur de la salle de bain, j'ai quelques coups de fils à donner ...» Je dis à la jeune femme qui semble avoir surmonté une fatigue croissante face à l'excitation d'une virée touristique. Je lui tends une série de sachets après y avoir jeté un coup d'oeil pour m'assurer que ce sont bien les vêtements commandés qu'ils continent, un jean's, une chemisette de toile légère turquoise à manches longues dont le motif à carreaux un peu colorée était à la mode par ici, des baskets et leurs soquettes, et enfin, des sous vêtements en coton plus adaptés vis à vis de la chaleur qui montait déjà et allait encore grimper par la suite.

J'avais à peu près le même uniforme, mais ma chemise était un camaïeu de bleu ciel sur fond prune. Habillés comme cela, nous passerions à peu près partout sans être trop dévisagés ou abordés comme tous les touristes.

Pendant qu'elle prenait une douche, je téléphonais à une "compagnie de taxi" que je connaissais bien, et inversement, afin qu'ils viennent nous chercher ici et nous conduisent un peu plus dans le centre pour assouvir les besoins de dépaysement exprimés par Anna. Le second coup de fil fut pour les employés de la "Ferme" locale pour leur annoncer ma venue avec une invitée. Je n'aimais pas ressentir cette impression négative qui se dégageait lorsque j'arrivais à l'improviste. J'étais en villégiature, pas en inspection quoi !

J'attendais ensuite patiemment mon tour, réceptionnant un petit "en-cas" offert par l'hôtel, composé de jus de fruits et de gâteaux secs de recette locale, histoire de ne pas se lancer dans l'aventure le ventre totalement vide bien que notre précédent repas des plus calorique ne soit éloigné que d'une poignée d'heures.

Je n'avais pas sommeil, rester quelques jours sans fermer l'oeil était monnaie courante chez moi et ma période maximale de veille approchait les six mois. J'en profitais pour siroter un verre de jus d'orange coupé de jus de mangue en regardant par la fenêtre qui laissait entrevoir plus loin la réserve du Parc national de Sanjay Gandhi, comme une inclusion verte et sauvage en ville à l'image de notre Central Park national mais bien plus étendu qui occupe près d'un sixième de la superficie de la mégalopole. A proximité de zones urbaines très denses, il abrite de nombreux animaux sauvages, dont des léopards, responsables d'attaques parfois mortelles comme les loups qui sévissent encore à New-York.

Mumbay est une ville où se côtoient le passé et le présent, l'argent et la pauvreté la plus extrême, le tout dans une diversité la plus incroyable au monde, socialement et culturellement. C'est aussi, comme toute l'Inde, l'endroit où les démarches administratives sont si compliquées et nombreuses quoi que vous fassiez que s'en est certainement devenu un sport national. J'en avais fait les frais en son temps alors que je faisais les préparatifs de la construction de la "Ferme" dont nous n'étions pas loin. Mais si je voulais lui montrer un peu le coin, il fallait nous en éloigner beaucoup pour rejoindre les quartiers plus au Sud.

Je pris donc possession de la salle de bain à sa suite, admirant au passage ses formes superbes mises encore plus en valeur dans ces habits si simples alors que sa robe de soirée qui ne cachait presque rien n'avait rassasié que mon observation d'esthète. Je la trouvais alors adorable et attirante, peut être mon coeur d'adolescent des années soixante-dix qui revenait à la vie ? Toujours est-il que nous nous retrouvions moins d'une demi-heure plus tard à bord d'une sorte de vieille voiture conduite par un personnage d'un certain âge haut en couleur qui m'avait pris en charge déjà une ou deux fois lors de mes précédents passages.

Notre périple dans ce tuktuk jaune et noir qu'aucun New-yorkais n'aurait emprunté tant il criait de vétusté fut haut en couleurs comme tout trajet dans cette ville surpeuplée. Il se faufila dans les rues au milieu de la cohue, longea des palais en face desquels s'étalaient les contreforts du bidonville de Dharavi, passa aux abords de Bollywood où il ralentit assez pour que nous puissions assister à une prise de vue de la prochaine comédie musicale, remonta par le Sud-Est pour enfin nous lâcher sur ma demande dans les rues d'un des quartiers populeux. S'il n'y avait pas cette présence continuelle d'une foule de bus, de scooter, voitures et charrois appartenant à presque toute la période s'étendant de la révolution industrielle à nos jours, la ville semblerait surgir de la jungle, les immeubles étant entourés d’une flore tropicale exotique.

J'avais fait le guide touristique jusque là sans entrer dans les détails ennuyeux, aidé par notre chauffeur à l'anglais aussi archaïque que son véhicule et que son accent à couper au couteau, mais une fois à pieds après une grosse heure de tourisme sur roues, je saisis la main d'Anna fermement pour ne pas la perdre et nous nous fondions dans la masse sans que les gosses ne nous submergent pour mendier quelques roupies. Leur faire les gros yeux et quelques mots en "Hindi" les dissuadèrent définitivement tout en les faisant s'égayer avec le sourire. Je leur avais livré l'adresse du livreur des surplus pour la journée.

« On va se diriger tout doucement vers le musée Gandhi en traversant le quartier puis on reviendra pour te faire goûter au plaisir de la cuisine Indienne et à celui de manger assis sur des tapis en plein milieu du trottoir ... Après, nous irons digérer un peu sur les marches du Banganga Tank dont la légende dit que Sita ayant soif, Rama tira une flèche qui atterrit ici et de l’eau, provenant du Gange, jaillit et donna naissance à ce lieu. Ensuite, nous reprendrons un "TukTuk" et nous irons voir la porte de l’Inde, The Gateway of India, et nous retournerons dans le Nord de la cité pour la visite de la "Ferme Raha ihany». Est-ce que ça te va ?

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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Dim 27 Aoû - 10:12



Satisfaction brought it back.
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Malgré le travail acharné de son père et les gros larcins qu’elle avait effectué jadis, Anna n’avait jamais connu un luxe pareil. Il faut dire que ce n’était pas du tout son style et qu’elle se sentait en inéquation avec toutes preuves de richesse… Même si son compte était aujourd’hui assez bien fourni grâce à l’héritage de son père, la vente du restaurant et ses nombreux boulots, Anna vivait humblement, économisant précieusement chaque centime dans l’espoir d’en faire quelque chose d’important un jour. Ouvrir un autre restaurant peut être, ou pouvoir s’acheter une belle maison le jour où elle pourrait fonder sa propre famille. Son père avait connu des jours difficiles financièrement, elle ne voulait pas revivre ça et, surtout, elle ne voulait pas l’imposer à ses enfants. Alors à quoi bon tout ce faste ? Pourquoi dépenser autant pour si peu ? Non, ce n’était pas son genre… Ce qui ne l’empêcha tout de même pas d’en profiter pleinement, ses yeux brillants d’admiration à la vue de la suite que Richard avait réservé.

    « C’est incroyable… Cette chambre est plus grande que la totalité de mon appartement ! »

C’était la vérité. Une vérité un peu pénible à avouer mais qui n’ôta rien à son enthousiaste. Souriante, elle tourna sur elle-même doucement pour détailler la pièce. Il n’y avait pas de cuisine alors qu’il y aurait largement eu la place d’en mettre une… Au delà de ce détail, cet endroit ferait un appartement fort sympathique et très classe. Pas naïve pour autant, la jeune mutante se doutait bien que la nuit ici devait facilement coûter une partie de son loyer actuel et elle se sentie soudain un peu gênée qu’il dépense encore autant d’argent… Ils n’étaient pas en couple, pas même des amis proches (ou du moins pas encore) ! Et l’inverse ne la mettrait pas plus à son aise d’ailleurs… Ce n’était pas une fille de ce monde, les preuves d’amour ou d’amitié trop chères ne l’atteignaient pas de la même façon… Un simple sourire, un café, une petite babiole lui suffisait largement. Richard avait peut-être plus d’argent qu’il n’en faut pour vivre mais il en faisait un peu trop. Et s’il voulait vraiment l’émouvoir, il ne fallait pas autant.

    « Je sais que tu dois être habitué à tout ça mais… Il faut bien avouer que te voir dépenser tout cet argent pour moi me gêne un peu. Tu sais, je ne suis pas de ce monde, une petite bicoque au bord du Gange aurait largement fait l’affaire… Voire même rien du tout en fait. Le simple fait d’être ici est déjà bien assez miraculeux comme ça. »

Avoua-t-elle, visiblement un peu mal à l’aise mais sans lâcher son regard. Les intentions de Richard n’était pas forcément très claires. Tentait-il de lui prouver que ce travail gagnait bien ? Tentait-il de lui faire miroiter toutes ces richesses pour qu’elle n’hésite pas à le rejoindre dans son entreprise ? Ou dans son lit ? Non, il n’avait pas eu de gestes déplacés… Mais c’était étrange tout de même, gênant. Jamais personne n’avait fait autant pour elle, même pas l’homme qui avait été l’homme de sa vie pendant des années… Ils n’avaient pas les mêmes moyens remarque… Et il la connaissait mieux, il savait que ce n’était pas la peine d’en faire autant, que les petites preuves d’amour valaient mieux que les grandes. La jeune femme secoua doucement la tête puis jeta un coup d’œil au sac qu’il lui tendait. Dedans, d’autres vêtements plus propices à la balade. Un cadeau qui semblait un peu moins coûteux bien que certaines marques se permettent des prix bien trop excessifs pour ce qu’ils vendent…

Après lui avoir murmuré un merci souriant, elle disparut dans la salle de bain. Une bonne douche l’aiderait sûrement à faire le point et surtout à se réveiller. Il faut dire qu’il s’était passé tellement de choses en peu de temps que le peu de sommeil qu’elle avait eu n’avait clairement pas suffit à la réparer complètement ! L’eau froide lui fit du bien même si elle ne lui apporta pas la moindre réponse. Plus détendue, elle enfila ses nouveaux habits (qu’elle trouva fort sympathiques) et quitta enfin la salle de bain. Pas de maquillage, juste elle, les cheveux mouillés rapidement attachés en chignon. Rêveuse, il était probable que ça douche ait duré un peu plus que de raison mais Richard ne semblait pas plus choqué que ça, sirotant tranquillement un jus dans le ‘salon’, son regard plongé dans le paysage. Il faut dire que la vue était loin d’être répugnante…

Les deux jeunes gens échangèrent leur place une petite demi-heure avant de monter dans une voiture rustiquement magnifique. Le chauffeur baragouinait un peu d’Anglais et, avec Richard, ils lui offrirent une ravissante visite guidée. Perdues dans sa contemplation, Anna regretta de ne pas avoir emporté d’appareil photo autre que son vieux téléphone portable… Elle ne prit que rarement la parole, buvant chacune des explications qu’on lui donnait. Il y avait tellement de choses à voir et tellement d’histoire ! Ses guides lui épargnèrent soigneusement les détails inutiles, la gavant à souhait d’informations plus incroyables les unes que les autres. L’Inde était un bien étrange pays ou les extrêmes cohabiter plus ou moins adroitement… Parfois, la misère vous lui faisait détourner le regard, parfois c’était les excès de richesse qui l’écœuraient. Même l’architecture était paradoxale, oscillant entre moderne et traditionnel entre deux morceaux de verdure. Une autre planète.

    « Si ça me va ? Je ne pourrais clairement pas rêver mieux ! Tu es vraiment extraordinaire… »

Ce dernier aveu était tout aussi sincère que les autres mais, elle réalisa trop tard qu’il était peut être un peu trop sincère… Ou du moins, qu’il était dit avec un peu plus de tendresse qu’il n’en faut quand on s’adresse à son potentiel futur patron… Quoi qu’il en soit, avec ou sans mots ses yeux parlaient pour elle, se posant avec de plus en plus d’affection sur cet homme qu’elle commençait à peine à connaître… Le contexte d’un pays étranger ajoutant sûrement au romantisme ou au ‘je ne sais quoi’ qui traînait entre eux depuis le début… Pour se rattraper, Anna rit dans un soupir avant de replonger son regard dans le paysage. Ils avaient un programme chargé et elle n’était clairement pas au bout de ses surprises. L’impatience n’était donc pas prête de redescendre, pas plus que les battement rapidement de son cœur….

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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Jeu 31 Aoû - 14:48


Je la regarde avec étonnement alors qu’elle exprime son enthousiasme puis lui retourne un sourire assez gêné tout en la conduisant au travers de la foule bigarrée et bruyante vers notre premier objectif touristique, la maison de Ghandi, devenue un musée en hommage au politicien et philosophe adoré des Indiens, ce qui était largement mérité. Un voile pourtant passe devant mes yeux alors que je repense à certaines choses qui contrebalancent l’excès bienfaiteur de ses paroles.

« Je ne suis pas extraordinaire, loin de là, j’ai un passé et quelques casseroles derrière moi … Tu parlais du luxe et de l’argent que je dépense tout à l’heure, ce n’est pas pour moi que je le fais, c’est pour eux ...» Je montrais d’un geste large les gens qui étaient autour de nous. L’un d’eux remarqua mon geste et sa mine s’éclaira tout à coup avant de s’avancer et de me saluer à la mode de chez eux, en s’inclinant mains jointes tout en me souhaitant la bienvenue en Hindi.

Je lâchais à contrecœur la main d’Anna et lui rendais son salut en la présentant à son tour toujours avec dans la langue locale. L’Indien (ou Indou, c'est la même chose), la salua comme il l’avait fait pour moi puis en anglais lui souhaita la bienvenue et demanda si nous allions passer à la Ferme. Je lui répondais affirmativement en anglais puis ajoutais quelques mots en Hindi qui le firent sourire avant de se retirer en continuant quelques pas de nous saluer respectueusement avant de faire volte face et de disparaître dans la foule. Je récupérais la main de la jeune femme et me remettais en marche.

« Comme je disais, c’est pour eux, je leur rends ce qu’il m’apportent avec les intérêts. Gulzar, celui qui vient de nous saluer à l’instant, vivait à la campagne enfant et ses parents sont venus en ville attirés par l’illusion d’une vie meilleure. Ils se sont retrouvés rapidement enfermé dans Dharavi avec tant d’autres jusqu’à ce que je vienne l’embaucher pour s’occuper des cultures. Depuis il a pu louer un petit appartement pour lui et sa famille et il projette déjà de retourner à la terre dès que son pécule sera suffisant pour s’y acheter un lopin et marier sa fille aînée... Nous arrivons dans le quartier où se trouve le Musée … » De fait, les rues étaient déjà plus aérées, la foule moins oppressante, la verdure plus accueillante et le style des habitations typique de l’époque victorienne.

Moyennant quelques roupies auxquelles j’ajoutais un pour-boire généreux en faveurs des bénévoles qui maintenaient les lieux en si bon état, nous entrions dans l’intimité de ce bâtiment où Mahatma Gandhi séjourna lorsqu'il venait à Mumbai.

On pouvait y découvrir la vie de ce grand homme, lâchement assassiné en 1948 à Delhi. Père fondateur de la nouvelle Inde indépendante, il se battra chaque jour en prônant la non violence tant politiquement que socialement pour que les droits des Indiens soient reconnus et pour le retour aux valeurs traditionnelles. C’est là sans aucun doute qu’il rédigea le message fort qu’il délivra aux Britanniques le 8 août 1942, « Quit India ! » (Quittez l'Inde !).
Il y vécu de 1917 à 1934 et on découvre des photos de son enfance et adolescence, de nombreux objets personnels dont des lettres de correspondance avec des écrivains ou des politiciens comme Roosevelt. Soucieux des inégalités dans le monde entier, Gandhi écrira même à Hitler pour lui demander de renoncer à la guerre, parmi plus de 50 000 ouvrages et journaux, rédigés par Gandhi lui-même ou sur lui, mais aussi des livres sur sa philosophie, des réflexions sur la condition indienne sous la domination britannique, des récits sur la liberté des peuples et autant de sujets s'en rapprochant. C’est là qu’il fut arrêté en 1932 par les Anglais, une plaque de bronze commémorative sur la terrasse l’attestant, alors qu’il avait l'habitude de s'y réfugier pour méditer ou dormir.

Je lui racontais tout cela en la guidant au travers des pièces comme un bon guide l’aurait fait.
« J’espère que je ne te saoules pas trop… J’ai une grande considération pour cet homme d’où mon empressement à faire partager le peu que je sache de lui. Quand je suis venu en repérage ici, j’ai passé une semaine à satisfaire ma curiosité de touriste, une autre dans la ville jusque dans les bas-fonds de Dharavi où j'ai vécu, mangé et dormi avec ceux qui y vivent un moment pour finalement décider de l’endroit où j’établirais la Ferme et qui y travaillerait. J’y suis revenu deux fois ensuite pour régler les détails bureaucratiques et financiers avant de poser la première pierre … Je compte en ouvrir une seconde plus au Nord-Ouest ce qui devrait enfin équilibrer le déficit de la première. L’Inde sera ainsi autonome et productive même si les bénéfices réels seront minimes… Mais passons, nous allons sortir et manger quelque part …»

Nous retrouvions rapidement la marée humaine qui s’écoulait souvent maintenant de chaque côtés de petits îlots composés de tapis placés à même le sol où des convives habitués ou occasionnels mangeaient sur le pouce des plats locaux.
Il y avait une place libre et je lui demandais de s’y asseoir à même le sol pour la réserver, enfin sur le tapis, pendant que j’allais chercher notre repas.

En Italie, il y a plein de petites échoppes où on mange assis, une fesse sur un tabouret haut ou même tout simplement debout ou en marchant, ici, on se mettait à terre au milieu du trottoir et on mangeait comme ça, simplement. Je ramenais deux plateaux compartimentés en inox, comme ceux qu’on trouve dans certaines université ou dans les prisons, chargés pour chacun d’un ensemble de petits mets authentiques et gustatifs composant un repas complet de l’entrée au désert.

« Je t’explique …» Disais je après m’être assis à ses côtés et avoir déposé devant elle son plateau et le mien. Il m’avait fallu quelques jours pour acquérir ce que je savais et je lui en faisais profiter au mieux, lui murmurant mes remarques histoire que nos voisins de « table » ne les entendent pas. « Première règle : on mange avec le bout de ses doigts, ceux de la main droite exclusivement, la main gauche étant considérée comme impure, le plateau s’appelle un « thali », le petit bol d’eau parfumée en haut à gauche, c’est pour te rincer les doigts, pas pour boire (je me suis fait avoir la première fois). Si tu as encore faim à la fin, n’en redemande pas ici, on grignotera en marchant plus tard. Ah oui, je te montrerai comment on s’y prend pour manger avec les doigts, essaye de m’imiter au mieux (ça leur fera plaisir et honneur). Sinon, ça c’est un Pani puri , des petites galettes de blé, gonflées en forme de sphère, percées puis fourrées d’une farce à base de pois chiche. Il faut y verser le «pani», cette eau de tamarin épicée, acidulée et légèrement relevée, et le manger très vite après pour garder le croustillant. Ça c’est un Vada pav, un burger végétarien à base de pomme de terre et relevé d’une sauce piquante, ça un Kulfi, une sorte de crème glacée saveur pistache, j’ai pris framboise des fois où tu n’aimerais pas le tien, et enfin ça une sorte de churros poché dans du sirop d’érable … La boisson, du thé au jasmin … Bon appétit ! …» Et je commençais mon propre repas tout en souriant, fermant les yeux parfois pour bien savourer les parfums, répondant aux saluts de personnes qui passaient et me reconnaissaient. Il faut dire qu’en trois semaines, j’avais pas mal écumé les quartiers et pris tellement de contacts …

Arrivé au riz, je décomposais ostensiblement mes mouvements pour qu’elle les suive. Ce n’était pas bien compliqué, mais comme la célébration du thé au Japon ou en Chine, un rituel qui caractérisait ceux qui savaient observer les traditions. Il fallait simplement mélanger avec la main la sauce et le riz, attraper une petite dose du mélange au creux de ses doigts puis s’aider de son pouce pour à amener la nourriture à sa bouche et observer du coin de l’œil les regards connaisseurs et satisfait de nos voisins du cru et de nos hôtes. Tout simplement.

«Alors ? Tu aimes ?...»

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Anna Decker
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Jeu 7 Sep - 7:52



Satisfaction brought it back.
ft. Richard Rider & Anna Decker.

Nous trainons tous des casserole, nous faisons tous fait des erreurs, c’est humain et le gêne mutant n’y peut rien. Seulement nous ne nous rachetons pas tous de la même manière. Certains vont tenter de faire le bien autour d’eux, plus ou moins efficacement, comme Richard, d’autres vont simplement enterrer l’affaire, oublier leurs erreurs… D’autres vont aussi apprendre de ces erreurs, ne plus les refaire, sortir plus grand, comme Richard visiblement. Anna avait aussi sont lot de casseroles, certaines l’avaient aidé à grandir, d’autres pas vraiment… Quoi qu’il en soit, elle n’avait jamais rien fait de grand dans sa vie, elle n’était qu’une petite puce dans l’univers alors que Richard tentait de faire la différence. En aidant les gens, créait des choses alors qu’Anna continuait ses petits larcins, travaillait comme une folle pour mettre de l’argent de côté, son argent.

    « Et tu dis que ce n’est pas extraordinaire ? On a tous nos casseroles mais je trouve que ta façon de te racheter est plutôt incroyable. »

Sourit-elle après ses explications. Ils arrivaient à présent au musée, un endroit que la jeune mutante était impatiente de découvrir. Gandhi était un homme remarquable et sa vie était largement à la hauteur de cette réputation. Quant à Richard, il était un très bon guide et il connaissait tellement de choses que la jeune femme ne pouvait qu’être impressionnée. Tout en regardant de partout, elle buvait ses paroles. Comment pouvait-il retenir tout ça ? Elle qui peinait à retenir les dates de naissances importantes… Quand ils furent hors du musée (elle n’avait d’ailleurs pas vu le temps passé), le jeune homme lui expliqua d’où venait toutes ses connaissances et pourquoi il était aussi passionné par le sujet et par le pays.

    « Tu plaisantes ! Je ne pouvais pas espérer un meilleur guide que toi, merci beaucoup. Et pour la pause repas, je ne dis pas non ! »

Sur le chemin du restaurant, ils purent admirer d’autres merveilles. Anna était comblée et tous ses sens étaient aux aguets. Les odeurs étaient parfois agréables, parfois moins, les couleurs toujours présentes, mélangées, vivantes. Il y avait tant de voix, même un peu de musique parfois, des sourires. C’était exceptionnel, magnifique. Parfois, elle sentait la main de Richard la guider et c’était nécessaire parce qu’elle n’arrivait pas à regarder où elle allait. Finalement, ils arrivèrent au restaurant. Un cadre totalement inhabituel mais tellement fantastique ! Anna s’installa comme il était coutume de le faire puis elle attendit Richard, observant les alentours avec toujours autant d’attention.

    « Ça a l’air délicieux, merci ! Bon appétit à toi aussi. »

Dit-elle avant de suivre docilement les gestes de son guide. Ce n’était pas facile mais c’était très intéressant voire même amusant. Un peu maladroitement, elle parvenait à manger quand même, sans trop faire de bavures. Pour le goût, il n’y avait absolument rien à dire, c’était parfait ! Un peu piquant mais ça ne la dérangeait absolument pas. Et l’ambiance était tellement agréable ! Au moins autant que la compagnie d’ailleurs… Richard était vraiment un homme passionnant.

    « Un vrai régal ! Je dois dire que ça n’a rien à voir avec le meilleur restaurant de mon quartier ! »

Sourit-elle à nouveau, toujours avec autant d’enthousiasme. Qui aurait cru qu’elle puisse se retrouver là un jour ! Même avec le temps, elle avait toujours du mal à y croire et avait presque l’impression de rêver.

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Richard Rider
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mar 12 Sep - 12:50



Je me levais finalement, aidais Anna à se mettre debout à son tour puis rapportais nos plateau vides de toute nourriture à l’étal en remerciant au passage le cuisinier pour ce repas délicieux.
Revenu auprès de la jeune femme, je sortais mon téléphone et pianotais dessus quelques mots.
« Je reserve un tuktuk pour dans une vingtaine de minutes, le temps de passer dans l’allée aux échoppes.» Je lui glisse en relevant les yeux de mon cadran puis en refourrant mon portable dans la poche arrière de mon pantalon.
L’allée aux échoppes, une dénomination bien personnelle pour désigner une sorte de marché permanent où on trouvait de tout, enfin ce qui avait une utilité dans la vie d’un habitant de cette ville et de ce pays. Il y avait entre autres des étalages de tissus, d’épices, de vêtements, d’ustensiles de cuisine, et de bien d’autres consommables, ponctué de place en place par des étal où on préparait de la nourriture pour tous ceux qui passaient par là.
« Si tu vois quelque chose qui te plaît, réserve le, nous reviendrons en fin d’après midi si besoin, ou demande à te faire livrer à notre hôtel contre un petit supplément, ça nous évitera de nous retrouver coincé dans le taxi par des monceaux de paquets.» C’est sur cette pointe d’humour que je laissais les coudées franches à Anna tout en lui tendant une petite liasse de billets locaux afin qu’elle satisfasse ses envies et besoins de shopping touristique, la surveillant en retrait afin de m’assurer qu’elle ne se laissait pas trop abuser ou rouler par les marchands. Au bout d’un moment, je la tirais hors des griffes des commerçants qui l’assiégeaient poliment pour la mener jusqu’à l’autre bout de la rue où notre transport nous attendait.
« ne t’inquiètes pas, nous reviendrons ici plus tard si tu n’as pas ta dose, pour l’instant, je veux te montrer la Ferme ...»
Ce n’était pas le gars du matin, mais son beau-frère auquel il avait passé le relais, donc nous étions presque en pays de connaissance. Le trajet fut relativement court vu la dextérité de notre chauffeur pour éviter les obstacles et les encombrements alors que nous remontions vers le Nord en suivant globalement la route que nous avions emprunté jusqu’à ce que nous tournions à gauche bien avant d’arriver effectivement à notre « hôtel / pension de famille», longeant les rives du lac Vihar.
J’en profitais pour lui faire un topo sur l’historique et la nature de l’exploitation, devant parfois hausser la voix pour me faire entendre par-dessus le bruit infernal de notre « taxi » :
« Il faut savoir d’abord que le concept de fermer urbaine n’est pas de ma science, un certain Despommier en a déjà étudié les aspects et les ressources il y a un bon moment. Cependant, j’y ai ajouté quelques petites choses venues « d’ailleurs », souvent utilisées dans les nefs au long cours ou les stations autonomes qu’elles soient orbitales ou terrestres. Il en existe plusieurs déjà de par le monde, ...» Et encore une fois, j’étais parti dans mes explications passionnées sans me soucier plus de l’attention de mon auditrice …

Spoiler:
 


Je fis une pause forcée alors qu’une embardé soudaine jetait contre moi la jeune femme déjà fort proche vu l’exiguité de l’habitacle. Une bouffée m’enveloppa, causée non seulement par ce contact soudain encore plus étroit, agrémenté par son odeur naturelle mais aussi par une montée hormonale interne. Je me raclais la gorge et éclatais de rire en plaisantant pour donner le change de ce trouble qui venait de me prendre par surprise en l’aidant à reprendre une position correcte plus confortable, du moins je le supposais pour elle quoique pour moi, ce n’était pas forcément le cas.

Essayant de rétablir le calme dans mon propre esprit et par delà dans mon organisme passablement perturbé, je reprenais mon exposé là où je venais d’être interrompu en bénissant le ciel quelle ne soit ni télépathe ni empathique, quoiqu’un doute subsistait vis-à-vis de sa nature de mutante multiforme animale. Pouvait elle sentir ce genre de chose en étant humaine ?

« Inversement donc, les produits frais et bio des fermes urbaines sont théoriquement vendus sur place, ce qui évite les émissions de gaz carbonique (CO2) dues, actuellement, à leur acheminement et à leur réfrigération et la multiplication de ces édifices permettrait de faire retourner de nombreuses terres cultivées à leur état naturel et de réduire ainsi la déforestation liée à leur extension.

Ce sont des outils de développement durable grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables (éoliennes, panneaux solaires) et le recyclage des eaux usées et des déchets, après méthanisation ou compostage. Il est communément estimé qu’une seule ferme de trente étages pourrait alimenter 50 000 personnes ce que fait actuellement celle que nous allons visiter avec les petites améliorations apportées.

Cela a créé des emplois locaux et propose des produits frais aux autochtones en améliorant la qualité de vie, de l'eau et de  l’air par le biais de pompes à C02 qui récupèrent l’oxygène fabriqué par les plantes cultivées et le rejettent à l’extérieur. ...»


Mon exposé était enfin fini, sans me rendre compte que j’avais peut être perdu mon auditoire (comme mes lecteurs) en cour de route.  D’anciens grands panneaux annonçaient enfin le « Water Filteration Plant » accouplés d’autres plus neuf où il était inscrit « Hydroponic Farm » et quelques transporteurs à bicyclette ou tirant des charrettes  à bras encombraient le chemin dans un sens ou dans l’autre. Ceux que nous doublions étaient à vide alors que ceux que nous croisions étaient chargés de cagettes et de cartons remplis de légumes, de fruits et autres produits maraîchers.

« Nous arrivons... Enfin …» Petite pointe d’humour encore avec un soupçon d'excuses …

Je ne m’attendais pas à des cris de joie ou des exclamations de surprise, la vue après avoir passé les grilles extérieures en suivant les derniers pédaleurs était celle décevante d’une station traditionnelle de traitement de l’eau, partiellement reconstruite après le dernier tremblement de terre qui agita la région.



Mais au lieu d’aller nous garer sur le parking des visiteurs , nous suivîmes les transporteurs jusque derrière avant de les laisser finalement aller se ranger le long des quais de chargement en nous arrêtant devant une petite entrée très innocente. Je sautais à bas de notre estafettes, bien content de pouvoir me déplier enfin et je conduisis Anna jusqu’aux portes vitrées pour les lui ouvrir et la faire entrer dans un petit hall au milieu duquel trônait une sorte de culture sculpture utilitaire où poussaient des herbes aromatiques pour la cuisine qui embaumaient l’air de leurs parfums.

Je laissais la jeune femme faire encore quelques pas au devant de moi, saluant par mimiques la réceptionniste vêtue d’un sari traditionnel à dominance jaune citron, puis lui indiquant de ne pas s’inquiéter de nous d’un geste de la main, je lui faisais signe d’activer la porte du fond d’un autre, celle réservée aux personnes autorisées à entrer dans le saint des saints.

Rien d’exceptionnel derrière si ce n’est un simple ascenseur ne pouvant que descendre de trois niveaux. J’appuyais sur le plus bas et un léger tremblement à peine perceptible nous indiqua qu’il se mettait en marche puis s’arrêtait presque immédiatement avant que les portes ne s’ouvrent, ne me laissant pas le temps de placer un traître mot.

Une voix douce nous accueillit en bas, immatérielle.

Bonjour mademoiselle Decker, veuillez passer par la porte de droite afin de procéder à la décontamination et revêtir une tenue adaptée … Bonjour monsieur Rider, toujours heureuse de vous compter parmi nous …
Je posais ma main sur l’avant-bras de la jeune femme afin de la rassurer et lui chuchotais :
« C’est une Intelligence Artificielle, la décontamination est une formalité pour ne pas introduire d’éléments néfastes dans les serres … Je pense que cela va te plaire, on se rejoint de l’autre côté ….»

Et après avoir pressé légèrement son bras, je me rendais vers la gauche pour passer du côté des hommes en la laissant aux bons soins d’une autre jeune femme également habillée de façon traditionnelle.

J’avais l’habitude de cela, me déshabiller ne me prit quelques secondes et enfiler la tenue crème et bleu pastel des visiteurs quelques autres alors que le râtelier sur lequel j’avais posé mes vêtements disparaissait déjà dans les entrailles du « garde-lavabo » moderne, mon téléphone et mes affaires contenues dans mes poches m’étant restituées dans un sachet juste en face.

La porte d’un sas s’ouvrit, puis celle-ci passée et refermée, l’autre côté à son tour, faisant entrer dans l’espace réduit une bouffée vivifiante d’odeurs enivrantes qui faisaient resurgir quantités de souvenirs tant gustatifs qu’olfactifs ainsi qu’une foule de bruits étouffés d’une vie luxuriante et animée.

Cela sentait l’humus, les fruits et les légumes à différents stades de maturation, l’eau courante et fraîche, le feu de bois et l’odeur de cuisines, le miel et des parfums de fleurs ainsi que le gazon fraîchement coupé.

L’endroit était gigantesque, près d'une soixantaine de mètres de haut, et éclairé d’une luminosité chaude provenant de boules suspendues dans les airs par des filins ou au sommet de longue tiges finement sculptées. Pourtant, cette ferme était bien plus petite que celle de New-York.

Une sorte de village typique accueillait l’arrivant composé de quelques bâtiments dont une cantine et un dortoir abritant des box individuels pour  permettre aux travailleurs d’y faire une pause après le repas. Une femme en Sari orange et rouge sorti justement pour voir qui arrivait ainsi à cette heure et s’empressa de me rejoindre après m’avoir gratifié un superbe sourire. Elle me salua et je lui rendais son salut avec un accent très prononcé :

Bienvenu « Daan Denevaala Rider », je ne pensais pas vous voir avant ce soir …

Je souris à mon tour avant de lui répondre :

« On vous a certainement averti que je n’étais pas seul, je voulais lui faire les honneurs de ces lieux au plus vite .» La porte du sas des femmes s’ouvrit et Anna en sortit presque timidement, habillée d'un sari turquoise bordé de orange, magnifique.

« Voici Anna Decker, ma nouvelle collaboratrice. Anna, je te présente Ahalya notre mère à tous en ces lieux …»

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mar 19 Sep - 8:01



Satisfaction brought it back.
ft. Richard Rider & Anna Decker.



Anna aimait manger, c’était une passion profonde depuis sa plus tendre enfance. Elle avait toujours mangé de tout, à n’importe quel moment de la journée et il était fort rare qu’elle se sente trop gavée pour ne pas manger encore un petit quelque chose. La curiosité aidant, la jeune mutante goûtait à tout et avait toujours un peu de place pour une bouchée de quelque chose. Avec une passion pareille, inutile de dire qu’il était plus que nécessaire de faire beaucoup de sport ce qui, par chance, était une autre de ses passions. Ainsi, malgré la nourriture absorbée, Anna gardait un corps fin et athlétique. Bon, il faut quand même avouer que ses choix alimentaires étaient toujours très saints (sauf quand il s’agissait de tester de nouvelles choses), qu’elle mangeait majoritairement des fruits et des légumes, des viandes maigres et peu de matière grasse… Mais la quantité égalait très largement la qualité. Ainsi, la blondinette n’hésita pas une seule seconde à mettre ses doigts dans le plat et il en aurait été de même sans les explications du jeune homme. Goûter, découvrir, essayer, quitte parfois à avoir de mauvaises surprises. Ce qui était tout de même rare puisqu’elle aimait presque tout, même les choses épicées.

Une fois leur repas terminé (et il n’en restait pas une miette), Richard l’aida à se redresser puis débarrassa la table. La suite du programme était déjà en route puisqu’il venait de réserver leur transport pour dans une vingtaine de minutes, leur laissant ainsi le loisir de visiter un peu l’étonnant marché tout proche. Comme tout ce qu’elle avait vu jusque là, le lieu était un pur mélange de toute : les odeurs, les couleurs, les ambiances. Il était difficile de poser son regard sur un seul point, impossible d’identifier une seule odeur. Un véritable bonheur bien qu’il puisse aussi vous donner le tournis. Néanmoins, et malgré les nombreuses distractions proposées par le paysage, Anna ne pouvait pas oublier qu’elle faisait tâche dans cet univers alors que Richard semblait y avoir passé toute sa vie. Les gens lui souriaient, le saluaient, il avançait sans l’ombre d’un doute en sachant parfaitement où ses pas le guidaient. Un peu gênée donc, la mutante ne put brimer des excuses à demi-mots.

    « J’espère ne pas t’avoir fait trop honte au restaurant… Ni ailleurs en fait. Je ne voudrais vraiment pas être un boulet. »

Même si ses excuses semblaient uniquement valables pour la situation actuelle, elles l’étaient aussi pour tout le reste. Car Anna commençait à peine à réaliser l’ampleur des projets de Richard, son influence et sa bienveillance… D’après le contrat qu’ils avaient évoqué, elle devrait le remplacer en cas de problème et il était même déjà prévu qu’il disparaisse un jour. Lui et son charisme, lui et son charme, lui et ses connaissances millénaires. Remplacé par un petit bout de femme qui n’avait jamais foutu un pied hors des États Unis et qui ne parlait ne maîtrisé que l’Espagnol en plus de l’Anglais… Il y avait un faussé entre eux et la jeune femme n’était pas sûre de pouvoir faire le poids un jour, même avec la meilleure volonté du monde. Pourtant, elle n’avait pas envie d’abandonner le projet, elle voulait être utile, faire le bien, des choses que l’entreprise de Richard semblait clairement proposer. Le jeune homme ne tarda d’ailleurs pas à changer de sujet en lui proposant de faire quelques emplettes avant l’arrivée de leur taxi. Elle accepta l’argent mais exigea de le rembourser dès leur retour à New York, une condition non négociable appuyée par un regard de braise. Hors de questions qu’il dépense encore de l’argent pour elle sinon il était probable qu’elle finisse par se sentir un peu comme une prostituée de luxe…

Assez raisonnablement, Anna acheta des épices pour cuisiner et quelques morceaux de tissus colorés pour refaire quelques éléments de décorations dans son appartement. Elle n’était pas une fine couturière mais elle aimait beaucoup faire des expériences avec sa machine à coudre et s’était récemment lancée dans la fabrication de coussins ou même de patchwork… Un travail agréable qui lui permettait de débrancher un peu et de se détendre. Les colis seraient livrés à l’hôtel directement et ceux même s’ils étaient légers et peu nombreux. Enfin, c’état tout de même une judicieuse idée en vue de la taille de leur moyen de transport ! Mais la proximité avec le jeune homme ne la dérangeait pas le moins du monde même si cela la mettait toujours un peu mal à l’aise. Car il était indéniable qu’il y avait quelque chose en lui qui l’attirait. Quelque chose de plus qu’une simple admiration profonde pour ses rêves… Mais il était préférable de ne pas y penser maintenant.

Installée aussi confortablement qu’il était possible de l’être, Anna écouta une fois de plus avec attention les paroles de son guide. Il lui expliquait le fonctionnement de la ferme avec moult détails, ne faisant qu’approfondir un peu l’admiration que la mutante avait pour lui. Le projet semblait en effet bien plus gigantesque que ce qu’elle avait pu l’imaginer… Une ferme en intérieur, des productions saines, constantes et non polluante, une vraie solution pour luter contre la faim dans le monde ET contre le réchauffement climatique, du génie. Comment se pouvait-il qu’il n’existe que quelques fermes du genre ? Pourquoi ne pas généraliser le concept, pourquoi ne pas créer un monde meilleur tout de suite ? Sûrement à cause de l’appât du gain malheureusement, une histoire de rentabilité ou d’actionnaire peu enclin à perdre de l’argent au profit de l’humanité toute entière… Souvent, l’humanité la dégoûtait. L’humain (et le mutant d’ailleurs) pouvait être d’un égoïsme sans limite, avare, mesquin, mauvais… Pas seulement pour les guerres mais aussi pour tout le reste.

Heureusement tout de même, il existait des gens comme Richard, des être saints, bienveillants. Ce genre de personne qui lui redonnait la foi en l’être humain. Il était d’ailleurs plus qu’évident qu’elle l’admirait et qu’elle buvait ses paroles : ses yeux étaient rivés sur lui, le paysage d’effilait derrière lui sans une seule fois dévier son attention et son regard brillait. Cet homme était un génie, un idéaliste actif qui mettait tout en œuvre pour faire de son rêve une réalité. Un saint en quelque sorte, une version moderne du moins. Son récit fut brièvement interrompu par une secousse la poussant un peu brutalement contre lui. Cela la sortit un peu de sa rêverie et lui permit de reprendre une certaine contenance. Elle venait de réaliser à quel point elle devait être ridicule à le regarder comme ça… Et la gêne était aussi de retour puisque ce contact rapproché lui avait rappelé à quel point ce qu’elle ressentait pour lui était étrange. Désormais moins admirative, Anna regardait le paysage sans pour autant perdre une miette de ses explications.

    « Je n’arrive pas à croire que des choses aussi géniales existes en marge de tout le reste. Si ce concept était plus développé il n’y aurait plus une seule personne affamée dans le monde et nous pourrions même envisager de régler le réchauffement climatique ! Ce que tu fais est tout bonnement merveilleux, que ce soit ton idée ou non n’y change rien. Tu as eu le courage de mettre ça en pratique, de créer un projet d’envergure pour prouver que ça marche, c’est juste extraordinaire. »

Dit-elle avec un sourire sincère. Il avait beau dire qu’il trainait des casseroles, qu’il n’était pas parfait, que ce n’était pas ses idées au départ, il n’en restait pas moins extraordinaire et méritant. Toute cette structure avait du lui prendre des heures de travail et des millions de milliards en dépenses. Il fallait avoir un sacré courage pour se lancer là dedans ! Et aussi une sacrée volonté pour maintenir un truc aussi énorme à flot. La jeune femme était d’ailleurs très loin de s’imaginer la réelle ampleur de la chose et leur arrivée sur le terrain ne put que la surprendre davantage… Déjà par le trafic allant et venant de la ferme. Beaucoup de charrettes vides mais aussi et surtout beaucoup de pleines. Un trafic dense et ininterrompu qui laissait entendre une activité constante et efficace. De nouveau, Anna ne savait plus ou donner de la tête et ça ne faisait que commencer…

Silencieusement, elle le suivit dans la ferme, déjà émerveillée par l’entrée. Elle n’avait jamais rien vu de pareil et n’était pas au bout de ses surprises… L’ascenseur lui sembla petit voire un peu modeste, peu raccord avec le reste en fait mais il lui fut impossible de savoir si l’appareil était trop rapide ou si le trajet pour descendre était réellement court. Si bref d’ailleurs qu’ils n’eurent pas le temps de parler... C’est d’ailleurs une voix artificielle qui mit fin au silence, les invitant à procéder à la décontamination… Anna fut un peu surprise mais rapidement rassurée par Richard à qui elle répondit par un sourire avant de suivre une femme en tenue traditionnelle. Docilement, la jeune mutante suivit les indications de sa nouvelle guide se retrouvant hors de cette pièce étrange en tenue traditionnelle en quelques minutes. Dehors, elle retrouva Richard mais ne le remarqua presque pas tant l’endroit était extraordinaire.

C’était vraiment très très très au delà de tout ce qu’elle avait pu imaginer… Une vraie ville du futur où la nature semblait enfin avoir reprit sa juste place. Sous le choc, son cœur manqua quelques bonds et son souffle s’en trouva coupé. Sans s’en rendre compte, elle avait ouvert la bouche, le nez en l’air, comme une enfant face au plus gros sapin de Noël de la création… Que dire ? Comment même exprimer par des mots ce qu’elle ressentait à cet instant précis ? Le temps semblait s’être arrêté un moment, la terre pourrait même s’arrêter de tourner complètement… C’était ainsi qu’elle imaginait le monde du futur, tout droit sortit d’un livre de fiction... Après elle ne sait combien de temps, la voix de Richard la sortit de sa contemplation. Gênée par son attitude enfantine, elle secoua la tête avec un sourire puis, instinctivement, tendit la main à la jeune femme que Richard venait de lui présenter.

    « Pardonnez moi, je dois avouer que je ne m’attendais pas à ça. Enchantée de faire votre connaissance. »

Leur mère à tous ? Anna ne releva pas, se doutant bien qu’elle en saurait un peu plus au cours de la visite. Toujours souriante et enthousiaste, elle attendait la suite avec impatience, tentant tout de même de mieux se contenir… Il fallait être plus professionnelle pour pouvoir prétendre à suivre les traces de son patron… Ce qui n'était clairement pas gagné !

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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   Mar 19 Sep - 15:09



« Je vais lui faire faire le tour du complexe, pourrions-nous avoir une tasse de thé ensuite ?» Je demandais poliment en prenant Anna par l’épaule et en l’attirant vers les allées bordées de colonnes chargées de végétation.
Ahalya sourit : Je mets l’eau sur le feu « Daan Denevaala» … Dit elle en s’inclinant mains jointes avant de se diriger vers les bâtiments d’habitation sans étages qui étaient son fief, son royaume. Nous même, nous avancions entre les murs végétaux puis arrivions au pied des plus grandes structures, au bord de la pièce d’eau qui avait été réalisée à leurs pieds.

« C’est joli non ? Je suis assez content du résultat même si il n’est qu’une pâle copie de la zone d’hydroponie d’une nef civile Xandarienne … Tout a été bâti par des unités cybernétiques suivant un procédé proche des imprimantes 3D que vous avez développé dernièrement. Les ouvriers, une soixantaine à l’intérieur au total, prennent leurs postes en équipe, cela fait soixante familles au moins qui bénéficient de revenus corrects, plus les mille cinq cent livreurs.

Au début, j’ai eu un peu de mal à les sélectionner, le principe de castes m’a posé quelques soucis à cause des « intouchables ». Je n’ai pas eu d’autre choix que de leur assigner des rôles de transporteurs, et encore, réservés à certains quartiers, mais au final, eux aussi ont bénéficié de ces emplois bien qu’en proportion moindre que je ne voulais. Du coup, j’ai doublé le nombre de distributeurs et de revendeurs dans leurs rangs et chaque machine qui est assignée à la bonne tenue de l’exploitation reçoit un salaire qui est reversé à une institution caritative locale.»


J’avais relâché Anna, moins par plaisir que par habitude de ne pas prolonger un contact qui ne pouvait pas être désiré, mais aussi parce que des années solitaires ou parsemées d’amitiés interrompues brutalement, voire de liaisons fugitives sans lendemain, vous forgent une carapace qui vous écartent de toute relation physique directe, même si tout au fond, il existe une attirance fantastique avec le sujet de vos pensées.

Je m’étais avancé jusqu’au bord de l’étang et je regardais distraitement les grands poissons qui nageaient paresseusement au fil de l’eau. Les pans de ma veste flottaient doucement au gré d’un petit souffle de vent tiède qui parcourait l’ensemble du complexe et apportait des effluves parfumées avec lui. Un homme, perché tout en haut d’une des colonnes me héla et me fit un signe auquel je répondis. Avant de s’en retourner travailler il appela quelqu’un d’autre qui était invisible dans la végétation de celui d’en face et des têtes passèrent à tour de rôle pour nous souhaiter joyeusement la bienvenue.

« « Daan Denevaala », c’est le sobriquet dont ils m’ont affublé gentiment, ça veut dire littéralement le donneur ou donateur de donation, ça n’a pas grande signification dans notre langue, mais dans la leur, c’est presque un terme à la mesure de Boudha … Je ne vaux pas ça ni ceci non plus, mais c’est eux qui ont décidé et je me suis incliné, pas le choix.» Expliquais je à la jeune femme en haussant les épaules, fataliste.

« Je me demande quel petit nom ils vont te donner d’ici la fin de la journée.» J’ajoutais en souriant. Nul doute que cela allait arriver sous peu, c’était un peu un rituel de passage dans leur société, comme dans beaucoup d’autres. Donner un nom dans le groupe resserrait les liens et permettait au nouveau venu de se sentir intégré dans la communauté, d’ailleurs, ce nom pouvait changer au fil du temps bien que souvent, celui ou celle qui le donnait avait réalisé une parfaite évaluation du récipiendaire.

Je pouvais faire confiance à Ahalya et ses capacités empathiques et sensitives pour trouver le juste mot afin de caractériser Anna. D’ailleurs, il n’était que justice de lui avouer que la femme qui s’occupait du bien être des ouvriers était elle-même une mutante de très haut niveau dans sa branche … Je me rapprochais d’elle et me penchais pour lui parler à l’oreille.

. « Il faut que je t’avoues quelque chose, Ahalya est une mutante, une empathique et une Analyste. En s’approchant de toi, elle a sans doute ressenti ta propre nature ainsi que ton schéma émotionnel, et en te prenant la main, elle a sans aucun doute percé le principe de ta particularité. Attends-toi à un petit nom qui en dira plus qu’il ne devrait sans avoir l’air d’y toucher.
C’est une personne pleine de bon sens et d’humour, tout le monde la respecte et l’adore. Viens, on va aller sur les toits»


Et je l’emmenais jusqu’à une plateforme vitrée qui montait d’étages en étages jusqu’au toit. Le plafond n’était plus qu’à une vingtaine de mètre de nos têtes simulant un ciel serein, et au-dessus, à la surface, les vastes cuves de décantation tout à fait classiques. Rien ne pouvait ébranler la structure du complexe, ni tremblement de terre, ni inondation, ni rien. Même une explosion nucléaire ne viendrait pas à bout de ses protections, et de lui, passant profondément dans les sous-sols, s’étoilaient un réseau de tunnels et de salles qui pouvaient recevoir une grande partie de la population de la surface en cas de coup dur, 50 000 âmes pouvaient déjà être accueillies et dans moins de deux ans, le double ou le triple. Pas assez, mais c’était déjà ça.

Arrivés en haut, debout devant le panorama dont seule une rambarde transparente nous séparait et nous retenait d’y plonger, le vent faisant voler nos vêtements et ses cheveux, je la laissais prendre la dimension du moment en silence, le tissu de son sari claquant doucement autour d’elle.

« C’est un lieu de paix, de partage et d’amour, du moins c’est ce que je voulais qu’il soit …» Entre deux colonnes, on voyait quelques personnes superviser le chargement de caisses remplies de fruits et de légumes sur un monte-charge par des unités artificielles ressemblant à des poulpes flottant dans les airs. La livraison de la dernière heure écoulée serait sur les étals ou dans les paniers moins de deux heures après.

« On arrive presque déjà à sentir le thé qui infuse d'ici, ..., Tu as déjà pensé à t’établir définitivement quelque part toi ? …»

La question qui tue et qu’on regrette aussitôt. Elle était jeune et aspirait à la liberté, au voyage, à la nouveauté, pas à une vie partiellement sédentaire à laquelle je ne croyais plus depuis longtemps, depuis qu’on était venu me rechercher la dernière fois et qui s’était finalement transformée en bain de sang … Certains sont fait pour une vie « normale », d’autre moins, d’autres enfin pas du tout. Je me classais malheureusement dans la troisième catégorie même si cet état de fait n’était pas volontaire.

Ici, on appelle ça le Karma, le mien devait être épouvantable …
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MessageSujet: Re: Satisfaction brought it back. [PV Richard]   

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Satisfaction brought it back. [PV Richard]
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