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 once upon a time - flashback (BAE)

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Pryam Androdomyus
Indépendant

Date d'inscription : 19/06/2017
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Age : pluriséculaire, la trentaine dépassée, circonvolutions bien trop longues.
Surnom : Pripri
Nom de code : GARGOYL
Pouvoir : gargouille ailée : transformation de la chair, des os, de l'être en pierre vivante ; régénération accélérée et vieillissement presque stoppé grâce à son corps de sang et de pierre.
Métier : ancien garde du corps princier, est passé par maints métiers. travaille la pierre, la glaise, affinité avec la roche, la terre.
Race : mutant
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MessageSujet: once upon a time - flashback (BAE)   Lun 19 Juin - 21:33

bae & pryam

« Harnachez mon cheval. »

Ta voix est grave, quelque peu fracassante. Tu as gagné cette espèce de fierté qu'il te manquait, autrefois, quand des chaînes continuaient d'entraver des mouvements, invisibles liens lors de tes travaux de palefrenier. Mais le passé n'a plus qu'un vague goût de paille humide. Tu as un léger sourire en voyant la jument blanche et solaire de la princesse approcher, et tu bombes le torse, car tu sais qu'elle ne tardera pas à apparaître. Le tissu de ta tunique se tend, dans un froufrou délicat. Tu n'auras jamais l'honneur de porter les habits royaux, ou même des nobles. Tu ne veux pas de ces oripeaux complexes - ta simple tunique ample, ton pantalon et tes bottes basses sont pour toi ton costume, comme celui qu'endosse Suknyeong. Le sien est d'or, d'argent, de parures et de sourires polis. Mais derrière ce sublime masque, derrière la mascarade que vous jouez tous deux, se camouflent des émotions bien plus simples, plus simples, ancestrales jusque dans les coeurs des hommes.

Tu t'approches de ton étalon aussi sombres que vos deux paires de prunelles. Sa robe comme la nuit, fait office de firmament à celle couleur de lune de la jument de ta princesse. Les murmures derrière toi te font frémir d'anticipation. Les narines évasées, comme si d'avance tu cherchais la moindre trace de sa fragrance, tu fais volte-face, un genou en terre. Tu t'es départi de cette maladresse du débutant. Tes gestes sont fermes, masculins et contrôlés. « Princesse » murmures-tu doucement, mais ce n'est qu'un souffle, le temps d'un battement, alors que vos yeux se croisent. Par les dieux, qu'elle est belle. Jeune, nubile, sublime. Elle rayonne d'une santé et d'une candeur qui calcinent ton coeur sur place au brasier de son regard. Tu te relèves, cachant l'émoi qu'elle fait naître en toi. Vous prenez rapidement place sur vos selles, et vous embarquez dans une promenade qui est devenue une habitude ancrée, en début de vos après-midis.

Une fois l'enceinte lointaine, tu viens faire marcher ta monture aux côtés de la princesse, chose qui t'aurais valu des coups de fouet sous des regards autres que les vôtres. Le couvert des arbres vous octroie un répit dans votre pièce de théâtre vivante. Tu lui lances un regard rempli d'admiration, d'une dévotion éperdue, et tu souris - un véritable sourire cette fois, qui fait se hérisser les poils de ta barbe comme les moustaches d'un chat, et qui découvre tes dents blanches sur ta peau cuivrée comme du métal. « Vous êtes ravissante » dis-tu, ne sachant apposer les mots entre vous, de peur qu'ils ne vous blessent. Si d'autres oreilles t'entendaient, ce serait la mort qui t'attendrait. Et cette attente, cette douce candeur qui vous entoure ne te dérange pas. Des mots seraient trop durs, trop difficiles, crois-tu, pour toi qui ne sera jamais qu'un étranger.

« J'ai appris que vous aviez fait le plaisir de votre maître de calligraphie » observes-tu d'un ton malicieux. La demoiselle faisait le ravissement de ses précepteurs, et les rumeurs vantant ses moindres talents parcouraient jusqu'aux cuisines. Vos jambes se frôlent, alors que le sentier sur lequel vous êtes se ressere et que vos bêtes se rapprochent pour continuer à marcher. Tout grec que tu es, tout homme plaisant à voir et charmeur, tu rougis. Nulle autre créature féminine n'aura jamais ton coeur, hormis celle, parfaite, qui chevauche à tes côtés, aussi radieuse qu'un astre. Le soleil mouchète ses cheveux sombres d'éclats dorés. « Le palais sera bientôt empli de voyageurs, avec la fête qui se prononce » converses-tu, uniquement pour qu'elle t'explique encore une fois le principe de leurs fêtes, les jeux des activités, juste pour entendre le doux son de sa voix s'échappant de sa belle gorge blanche comme celle d'une oie. Tu ne veux pas en venir à un sujet qui te préoccupe - des nobles seront de la partie, et sûrement que le père de la princesse désirera la faire rencontrer des prétendants. Des nobles, aux mains douces et au parfum délicat. Tu es leur exact opposé, tes doigts son rêches du travail que tu fais, et ton corps bronzé est musclé, non fin comme le voudrait la beauté asiatique. Tu sens souvent la sueur et le cuir plutôt que la lavande, et tes yeux noirs, aux longs cils, destabilisent les hommes au point qu'ils craignaient autrefois de t'observer droit dans les yeux. Tu n'as jamais été qu'un homme ordinaire. Peu importe si Suknyeong est promise à un autre ; tu veux juste rester à ses côtés pour la protéger à jamais. Tu veux continuer de la voir s'épanouir et grandir, tu veux pouvoir vivre chaque seconde à accorder ta vie avec la sienne, comme l'instrument de ton amour. Malgré toi, tu l'as dévoré avec des yeux énamourés, et tu détournes enfin le regard, gêné qu'elle ait pu lire en toi.


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Bae Eun Byul
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Age : cette enveloppe charnelle est âgée de vingt-deux petites années, mais l'âme qui l'habite est déjà sept fois centenaire.
Surnom : bae, parce que rare sont les gens qui savent que le nom de famille se place toujours avant, référence amusante au "before anyone else" tant à la mode en ces décennies.
Nom de code : aucun officiellement, mais on avait l'usage autrefois de l’appeler princess suknyeong.
Localisation : un studio moderne et coloré de manhattan, vue imprenable sur central park et l'accès à toutes les commodités.
Pouvoir : encore une fois aucun, c'est en tout cas ce que tu penses, condamnée à la réincarnation dès que la vie cesse de faire battre ton coeur et sans en avoir aucun souvenir.
Métier : c'est en tant que youtubeuse et apprentie tatoueuse que tu t'épanouies dans la vie joyeusement.
Race : tu n'en sais rien toi même, persuadée d'être quelqu'un de tout à fait normal et banal, mais tu es bel et bien une mutante.


MessageSujet: Re: once upon a time - flashback (BAE)   Lun 19 Juin - 22:30

ONCE UPON A TIME
pryam & suknyeong
Les jours s’enchainent et se ressemblent, douce monotonie presque monocorde. Continuer tes leçons, ravir tes professeurs, t’enfoncer dans le rôle de la princesse que tu es, Suknyeong. Tu mentirais en prétendant que cela ne te plait pas : tu as toujours apprécié ta vie, ses contraintes comme ses avantages, mais on ne peut pas nier que ce côté monotone t’as rapidement ennuyé malgré des journées très remplies. Mais tout a changé. Tout a changé depuis que vos yeux sombres se sont rencontrés, trouvés. Echo l’un de l’autre. Pryam. L’esclave étranger devenu ton plus fidèle garde du corps. Il aurait pu maintes fois se servir de cette inespérée promotion pour retrouver une liberté quelle qu’elle soit, au travers de ta vie, en travers de ta gorge gracile. Jamais. Jamais Pryam n’as été violent, jamais Pryam n’as manqué de respect. Cette pensée te tire un sourire, Suknyeong, alors que tu traverses le palais royal en direction de la cour. Non, jamais Pryam n’as fait le moindre faux pas.

Encore aujourd’hui, il est la perfection incarnée, anticipant tes gestes, prévoyant tes actes. Déjà, il se tient près de ta jument immaculée, déjà, il s’incline avec le respect qui est dû à ton titre. Un simple hochement de tête en réponse, alors que tu voudrais sourire de l’air le plus éclatant. Mais même sans cela, la lumière dans tes yeux sombres continue de briller de mille feux. Sa voix n’est qu’un murmure, pourtant cri dans ton cœur, et alors que vos yeux se croisent tu dois faire effort surhumain pour ne pas soupirer. D’aise. De bien être. De contentement. Il vous faut rapidement vous détourner et engendrer vos montures pour cacher votre trouble commun. Respectif. Comment le monde fait-il pour être aussi aveugle face à l’intérêt qui vous dévore ?

Mais heureusement, que le monde ferme les yeux, sans doute parce que vous êtes trop éblouissants, sinon Pryam ne serait déjà plus en vie. Exécuté, pour vos regards si longs et lourds de sens. Exécuté, pour chevaucher à ta hauteur comme tu aimes pourtant qu’il le fasse dès que le palais disparait derrière vous. Exécuté, pour ses compliments qui portent le rouge à tes joues, et tirent tes lippes délicates en un sourire presque timide. Exécuté, pour le désir étrange et nouveau qu’il fait naître en tes reins un peu plus chaque jour. En ton cœur.

Alors pour l’instant, tu ne réponds guère à ces paroles, prononcées dans ta langue avec une justesse remarquable, mais un accent toujours indéniable. Non, Suknyeong, tu ne réponds pas tout de suite, bien trop occupée à le regarder bien qu’il détourne son propre regard. Tu ne saurais dire ce qui t’attire tant chez le grecque, si différent des hommes que tu es amenée à côtoyer quotidiennement. Il est si loin d’eux, brute alors que les femmes de ce pays recherchent finesse. Rêche, alors qu’elles recherchent douceur. Masculin, alors qu’elles recherchent féminité. Il faut croire que toi aussi alors, tu es différente, Suknyeong, car tout ce qui paraît défaut chez Pryam, apparait comme qualité à tes yeux de princesse. Tes lippes s’étirent pour laisser passer un soupir alors qu’à ton tour, tu détournes les yeux pour les reposer sur le chemin qui s’étends face à vous, se resserrant toujours un peu. « Merci, Pryam. » Réponse simple, au premier abord, mais il n’y a qu’entre vous que tu peux te permettre de l’appeler ainsi, et cela signifie beaucoup pour toi. D’ordinaire, les titres sont de mises, les distances, alors un garde par-ci, un garde par-là, rien de plus. Dès que tu peux pourtant, tu profites de l’occasion pour laisser glisser les syllabes de son prénom sur ta langue, un R qui ressemble à un L, et une fin qui semble MU esquissé.

« Je me lasse de ces festivités, » confesses-tu en serrant un peu les rennes de ta monture, le dos toujours aussi droit et le port de tête princier, mais la voix d’une enfant toujours, cristalline. « Père passera encore la soirée à me trouver un époux, avant que je ne devienne trop vieille et impossible à marier. » Une échéance inévitable qui se rapproche un peu plus chaque jour, comme une corde autour de ton coup. Tu ne veux pas te marier, Suknyeong, avec un inconnu encore moins. Tu ne veux pas quitter le palais, ta famille. Ta vie, petite vie tranquille. Cela ressemble à un caprice, beaucoup diraient que ç’en est un, comparé à tous les privilèges que tu possèdes. Mais l’idée d’appartenir à un homme que tu ne connais pas te terrifies. A moins que ce ne soit l’idée de t’éloigner de Pryam. Cette constatation peint une moue pensive sur ton visage et, plutôt que de le demander gentiment comme ton cœur t’y supplies, tu lances à ton garde d’un ton soudain autoritaire prouvant ton trouble. « Tu auras intérêt d’être à ta place, pendant les festivités. » Fausse menace, réelle supplique masquée. A ta place, Pryam, à mes côtés. Suis-moi comme mon ombre. Fais en sorte qu’il ne se passe rien. Sauve-moi des griffes avares et cupides. Et dis, Pryam, si on s’enfuyait ?

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Pryam Androdomyus
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MessageSujet: Re: once upon a time - flashback (BAE)   Lun 19 Juin - 22:57

bae & pryam

Tu as l'impression extrêmement floue que l'espace entre vous s'étend, pour mieux vous séparer. Tu caches en ton sein le désir brûlant de la serrer dans tes bras, femme douce au regard de braise, celle qui t'a offert le confort qu'elle pouvait. Tu ne pouvais qu'offrir ta vie à cette princesse. Tu aurais mille fois pu trancher ce cou gracile, mille fois te servir d'elle. Mais si ton égoïsme y avait songé, tu avais été vaincu par son premier sourire, le plus beau de tous, comme si Aphrodite elle-même avait prit vie en cette créature divine. Tu avais été pieu, Pryam, tu continuais de vénérer tes dieux. Et tu voyais en la princesse une héroïne comme pouvaient naître parmi les tiens des Hercules ou des Achille. Peu importait les soieries et ce pays si étrange. Il était devenu ta contrée, quand tu te retrouvais à chaque fois dès sa présence. Son souffle était le lien, sans que tu saches poser les mots sur ce sentiment qui gonflait ton coeur.

Le rose pare ses joues d'une couleur délicate. Tu voudrais pouvoir écouter le coeur qui fait battre ce sang à fleur de peau. Tu désirerais n'avoir qu'elle. Tu saurais vous faire vivre. Mais tes rêves ne sont que des illusions cruelles : elle a un destin qui attend, comme un chien fidèle capable de mordre. Elle serait punie, et tu serais un homme mort. Est-ce la lâcheté qui t'empêche de t'enfuir avec elle, de la prendre dans tes bras et de répondre à ses coups d'oeils ? Peut-être, mais tu ne crois pas. Tu veux juste qu'elle continue à vivre comme le fait. Elle ne saurait vivre comme d'autres femmes, comme une gouvernante, comme une cuisinière. Car, du bout de ses cheveux à ses petits pieds, elle est une princesse dont le sang bleu est sacré.

Tu frémis du tout ton corps, et tu ne saurais exprimer cette émotion qui dévaste tout sur son passage, quand elle prononce ainsi ton nom. La plupart des personnes qui te sont familières ont pris l'habitude que tu te conformes au coréen, que tu as appris aussi bien que tu as pu. Apprentissage difficile, quand vos bouches ne savent se trouver un terrain commun. Tu continues d'avoir un accent aux tons de soleil, quand elle roule des syllabes de façon si amusante, si charmante. Elle te fait penser aux rossignols de la cour, aux oiseaux aux plumes si belles, et à la voix plus délicieuse encore. Il n'y a pas que sa beauté qui t'exalte ; son être tout entier te consume du désir de la faire tienne, peu importe comment.

Le pas de vos montures se fait dansant, alors que vos corps roulent au mouvement du pas. Tu continues d'observer les alentours ; tu gardes, comme le veut ton rôle. Un animal débarquant sous les sabots de la monture à la robe de lune ferait tomber la princesse. Aucun mal ne lui sera fait, mais cela ne t'empêche pas d'écouter d'une oreille plus attentive que n'importe laquelle. L'écouter se plaindre de la cour te fait plaisir, tout en ancrant la réalité douloureusement dans ta chair.

« Vous avez encore de longues années devant vous » la rassures-tu, sans savoir si tu parles du mariage ou de la vieillesse. Tu ne veux pas l'imaginer épousée à un autre. Tu sens plus que jamais le lien qui se resserre autour de vous, comme une entité tangible. La remarque te fais tourner la tête, et malgré toi, grâce à la proximité de vos montures, tu peux poser une main ferme, douce pourtant, sur son bras. Tu sens la minceur de son avant-bras sous tes doigts. « Jamais je ne vous quitterai. » La réalité est difficile. Pourtant, si l'on t'offrait de retourner en Grèce, dans ta famille, en tant que guerrier, comme autrefois, tu refuserais. Tu t'es habitué à cette vie. Tu as l'habitude à présent de dominer les autres hommes, et tu en tires une bête et masculine fierté. Tu laisses ta main sur ce membre, et ce geste est déjà en soi une peine de mort ; de longues secondes, alors que ton regard noir heurte celui, plein d'étoiles de la demoiselle. « Vous savez que vos désirs sont des ordres, princesse. »

Tu retires enfin ta main, mais tu offres un sourire, comme si cela pouvait compenser cette absence soudaine de contact. « Il y aura sûrement des lanternes, et des jeux. Et encore une fois, vous serez le bijou le plus précieux de votre père. Je comprend qu'il désire vous exhiber comme un trésor » fais-tu, d'une voix pleine de dévotion. Vous vous arrêtez près d'un petit étang à l'eau claire. Quelques fleurs poussent ici et là ; tu aides à gestes précautionneux la princesse à descendre, et tu lui offres une outre d'eau et quelques gâteaux. Tu prends soin d'elle, quand tu voudrais lui crier ce que ton coeur cache. « Tous les nobles seront sûrement jaloux de votre futur époux. » Et tout comme moi, se désespèrent tes yeux que tu détournes d'un air déterminé. « Mais qu'importe qui vous épousez, princesse Suknyeong » et à ton tour, tu fais rouler ce nom qui est devenu familier, un sortilège chantant dans ta bouche, « vous pourrez compter sur ma présence. »

Ton corps, comme attiré, s'est approché de la princesse délicate ; tu la domines de ta haute stature. Mais tu baisses les yeux, sans aucune honte, pour dévorer son visage de tes yeux affamés de sa présence. Tu la frôles, presque, comme le battement d'ailes d'un papillon aux prémices, à la périphérie de vos corps. Tu n'oses bouger, et tu inspires. « Je serai toujours à vous » dis-tu, comme une formule d'amour, comme un voeu. Cela pourrait passer pour la dévotion d'un garde du corps, mais ces mots sont ceux d'un homme qui aime. Ton coréen est peu maladroit, mais elle te fait buter sur les mots. Tu as l'impression d'être un gamin, un adolescent. Tu as envie d'éclater de rire, bêtement.

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Bae Eun Byul
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MessageSujet: Re: once upon a time - flashback (BAE)   Lun 19 Juin - 23:46

ONCE UPON A TIME
pryam & suknyeong
Comment ose-t-il, l’ancien esclave, toujours un peu entravé, pas totalement libre. Comment ose-t-il te regarder ainsi, souffler les braises incandescentes que tu tentes de dissimuler. Comment ose-t-il, se rapprocher autant de toi, jusqu’à poser sa main chaude sur ton avant-bras, te faisant frissonner à travers la soie délicate. Comment ose-t-il, l’étranger, te sourire de cette manière, jusqu’à faire rougir de plus belle tes joues pâles. Comment ose-t-il.

Mais ce ne sont pas les bonnes questions, n’est-ce pas Suknyeong ? En fait, il n’y a qu’une question légitime, Suknyeong. Comment oses-tu aimer ça. Comment oses-tu ne pas prêter vraiment attention aux mots qu’ils prononcent, là pour te rassurer, trop occupée à profiter pleinement de sa voix rauque, basse. Sauf qu’il y a ces mots, promesses, qu’il ne te quittera pas, qui atteignent ton esprit malgré tout. Qui te font frémir. Ecarquiller un peu tes yeux amandés. Il évoque tes désirs qui sont des ordres, et tu retiens un petit rire : en tant que princesse, tu as plus de devoirs que de droits, au final, et il y a longtemps que tu réfrènes tes désirs personnels. Surtout ceux concernant Pryam, dont la main s’envole de ton bras, dont la chaleur t’abandonne. Le sourire qu’il t’offre en échange paraît presque fade, mais tu t’en contentes, car c’est le plus raisonnable.

Tu hoches la tête doucement lorsqu’il évoque les festivités à nouveau, et à nouveau, des compliments passent ses lèvres occidentales. A nouveau, il te fait rougir avec une facilité déconcertante. Les compliments sur ta beauté, tu es pourtant habituée à les entendre de toutes parts, mais à chaque fois qu’ils viennent de Pryam, ton cœur se fissure un peu plus. Prêt à déverser des pensées qui ne devraient pas t’effleurer. Heureusement, votre destination détourne un peu la conversation, l’attention, et tu descends volontiers de ta monture pour dégourdir un peu tes jambes. Pryam, il est aux petits soins pour toi, et si tu refuses les gâteaux tu acceptes volontiers une bonne gorgée d’eau.

Tu essaies de faire mine de rien, mais tes pensées sont toujours occupées par votre sujet de discussion et tes éventuelles mais futures et inévitables fiançailles. Tant et si bien que tu remarques à peine d’abord, que Pryam s’est rapproché de toi. Plus que de raison. Il te domine de toute sa hauteur et alors que tu lèves les yeux vers lui, tu aurais fait un pas en arrière par réflexe s’il n’y avait pas eu ta monture dans ton dos. Alors qu’il inspire pour parler, le garde exotique, c’est ton souffle qui se coupe, princesse. Qui se bloque dans ta gorge fine. Ces mots ont l’étrange faculté de serrer ton cœur et de le faire exploser en même temps au creux de ta poitrine. Tes doigts se resserrent sur la gourde de cuir que tu tiens toujours.
Et maintenant ?

Tu ne sais pas, Suknyeong. Il est si près de toi, Pryam, trop près. Et pourtant tu voudrais qu’il le soit encore plus. Tu voudrais te fondre contre son corps si étranger au tiens, sentir l’étau de ses bras puissant se refermer autour de toi, protecteurs. Rassurant. Tu voudrais lever une main à son visage, passer tes doigts dans sa barbe originale, glisser le long de sa mâchoire, venir tracer le contour de ses lèvres de la pulpe de l’index. Tu voudrais te mettre sur la pointe de tes pieds minuscules et, comme tu l’as vu dans des parchemins et livres que tu n’aurais pas dû voir, poser tes lippes contre les siennes. Tu es si jeune, Suknyeong, tu ne connais rien à l’amour. Pourtant, tu es sûre que l’amour, ce ne sera pas épouser un homme choisi par ton père. Tu es sûre que l’amour, c’est ce regard que te portes Pryam. Tu es sûre que l’amour, c’est cette envie insensée de lui offrir tes lèvres, lippes chastes encore vierge de tout baiser. Tu es sûre que l’amour, c’est ce manque que tu ressens lorsqu’il n’est guère près de toi, et même quand il se tient à quelques centimètres de toi. Tu es sûre que l’amour, c’est tes mains qui tremblent, ton corps entier qui se tend imperceptiblement vers lui. Tu es sûre mais, Suknyeong, tu doutes quand même un peu. Pas de lui, mais de toi. Tu es une princesse, et tu lui a déjà offert tout ce que tu pouvais. Il ne doit certainement rien attendre de plus. Et ses mots, doivent simplement être ceux d’un garde dévoué comme il s’évertue à l’être.

Alors tu te détournes doucement, Suknyeong, ignorant le serrement douloureux de ton cœur palpitant à cette action. Doucement, tu t’installes dans l’herbe et finalement, tu reprends une gorgée d’eau. Comment oses-tu, Suknyeong, espérer quoi que ce soit. Le pire c’est que maintenant, tu ne sais même plus quoi dire. Ou presque. « Je pourrais t’offrir ta liberté, en me mariant. » Ces mots sont véritables torture, mais guère plus que les suivants, pourtant véridiques. Pourtant logiques. « Tu pourras même épouser une de nos femmes, ou rentrer chez toi et retrouver ta famille. Une fois que je serais mariée… Je ne serais plus libre. Alors autant que tu le redeviennes, et tu l’auras bien mérité. » Constat amer, et rien que l’idée d’imaginer Pryam traversant l’océan jusqu’à s’éloigner de toi te fait presque suffoquer. Ton regard dans le vide, tu ne remarques même pas l’iode qui s’entête à bordel tes paupières singulières, brouillant pourtant ta vue. Les couleurs deviennent palettes floues et tu laisses échapper un rire nerveux en baissant la tête, tes cheveux d'ébène tombant en rideau devant ton visage. Tu es ridicule, princesse.


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MessageSujet: Re: once upon a time - flashback (BAE)   Mar 20 Juin - 7:52

bae & pryam

Suknyeong a toujours eu ce don de rosir délicatement comme une fleur. Comment quiconque pourrait ignorer ce teint de porcelaine qui rougit si élégamment ? Tu tires un courage insolite de savoir que ton geste est le facteur déclencheur de cette couleur subtile sur ses joues, avant de réaliser que la colère ou l'exaspération peuvent tout aussi bien la faire naître. Tu as conscience du caractère sacrilège de ta main, et tu la retires, avec un vif émoi. Lorsque vous mettez pied à terre, cela vaut peut-être mieux ; tu penches dangereusement dans la conversation, Pryam. Quelques minutes de plus, et des mots qui n'ont pas à franchir tes lèvres auraient peut-être fait écho dans tes phrasés aux tonalités étrangères. Soubresaut de l'âme, alors que vous vous tenez debouts, si proches et si loin en même temps. Torsion des émotions, inflexibles sensations. Les mots que tu lâches, ton regard couvant le sien, sonnent un glas que tu écoutes attentivement, attendant la mort prochaine dans un refus catégorique. Car il en sera ainsi, toujours et à jamais. Il n'y a que dans les légendes, les contes de bonne femme, que les princesses s'entichent d'hommes si éloignés de leur rang. Tu n'es nullement digne d'elle.

Elle se détourne, et ton coeur se disperse en morceau coupants. Bien entendu. A quoi t'étais-tu attendu ? Tu n'es qu'un garde, dévolu de la surveiller, de la protéger. Tu croques une bouchée d'un gâteau. Le goût trop sucré t'écoeure, mais cela met du baume sur ta fierté blessée, sur ton aveu à demi-mot ignoré, réfuté. Suknyeong ne te désire pas, et peut-être as-tu simplement projeté sur elle le désir que tu entretiens, étranger impie que tu es.

Tu restes debout, pour scruter les alentours. Tu l'écoutes, quand tu voudrais simplement ne plus entendre le son de ta voix, puis tu réalises que tu te mens à toi-même. Si un jour elle en venait à dire qu'elle te haïssait, les tonalités de sa gorge resteraient une ode à tes oreilles. Jamais tu ne pourrais repousser cette femme qui t'avait offert une vie de choix, par simple caprice peut-être, mais où tu voulais y lire de la bonté. Tu te raidis, le dos droit, la nuque crispée, à ses paroles. Se joue t-elle de toi ? Un réflexe guerrier a posé ta main sur l'arme de prédilection, une espèce de sabre à la lame fine et agile. Tu joues de tes doigts sur la poignée, non parce que tu voudrais t'en servir, mais parce que te savoir armé te fais te sentir moins déstabilisé face à ses paroles. « Princesse, je- » mais tu t'interromps au rire, cloche fêlée, mélodie disloquée. Tu t'approches et, un genou en terre, faisant fi des convenances, tu poses un index sous le menton, au visage caché, et le relève. Ton regard est droit, brillant comme la nuit de la voir ainsi écouler une tristesse que tu ressens comme des tessons de verre. Même ainsi, les cils bordés de perles salées, elle est une déesse incarnée.

« Pourquoi vouloir vous blesser ainsi ? N'ai-je pas dis que j'étais à vous ? Je ne dis rien, hormis ce que je pense. J'ai été à vous, dès la seconde où vous m'avez sorti des écuries. Votre geste m'a vaincu, d'une façon plus tangible que les guerriers de votre père. Vous m'avez infligé une blessure que nul guerrier ne peut combattre. Vous avez gagné, car dès lors, je vous ai admirée. » Tu soupires et, quand ton cerveau commande à tes doigts de se retirer du visage princier, tu pousses le geste, tu essuies une larme de ton pouce, l'écrasant sans vergogne, recueillant sur ta peau ce bris de pleurs féminin. « Si vous m'offrez la liberté, je voudrais rester votre garde. Vous protéger est devenu non seulement mon rôle mais aussi ce que je suis. Ma vie est votre, et j'en suis heureux, car je n'aurai pu trouver personne qui sache ... » tu te tais, cherchant tes mots, fronçant les sourcils. Tu détestes cela, devoir trouver ce que tu désires dans ce dialecte familier, mais qui n'est pas celui de ta naissance. « Vous êtes la seule qui sachez ... Vous savez ? » Quel mot peut bien réunir l'amour, la tendresse, l'affection qu'elle fait naître ? Tu te retrouves, maladroit, à prononcer des mots inconnus. Les coréens n'ont pas spécialement pensé à t'enseigner le langage de l'amour. « Vos femmes ne m'intéressent pas. Retourner chez moi ? Pour quoi faire ? Ma famille a sûrement fait son deuil. Je n'y ai nuls épouse ni enfant. Je suis, là-bas, un guerrier mort à la bataille, et mon âme reçoit, égoïstement, les honneurs, quand je suis ici bien vivant. » Tu secoues la tête et portes machinalement ta main libre à ton amulette protectrice et divine. Tu retires finalement ta main de la joue de la princesse, en ayant la sensaton d'une brûlure dans tes doigts.

« Ne pensez plus à tout cela, et ne pleurez plus, je vous en prie. Il sera bien assez tôt temps pour verser des larmes » dis-tu doucement. Tu ne veux pas la voir triste. Ses sourires sur ses lèvres lui vont mieux. Tu n'as pas les mots de réconfort - comment pourrais-tu ? Tu n'es qu'un garde, et qu'importe ce qu'il y a - ou ce qu'il n'y a pas - entre vous. Pourtant, mû par un besoin de la réconforter, tu te penches et baises son front d'un chaste baiser, puis son nez. Goût salé. Quelques secondes, un frôlement à peine, assez pour détecter la douceur de cette chair, contre tes lèvres sèches. Tu t'en veux, d'être ce que tu es, rude, brutal, guerrier. Tu te recules, conscient d'avoir franchi des limites qui te vaudront tous les enfers. « Suknyeong. » Et tu lui souris doucement, maladroitement, timidement. Tu voudrais oublier ce corps près du tien, juste devant toi. Tu es à genoux, et tu pourrais ramper pour elle, délaisser fierté et guerre, tu pourrais abandonner tout ce qui existe, uniquement pour son sourire.

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Bae Eun Byul
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Age : cette enveloppe charnelle est âgée de vingt-deux petites années, mais l'âme qui l'habite est déjà sept fois centenaire.
Surnom : bae, parce que rare sont les gens qui savent que le nom de famille se place toujours avant, référence amusante au "before anyone else" tant à la mode en ces décennies.
Nom de code : aucun officiellement, mais on avait l'usage autrefois de l’appeler princess suknyeong.
Localisation : un studio moderne et coloré de manhattan, vue imprenable sur central park et l'accès à toutes les commodités.
Pouvoir : encore une fois aucun, c'est en tout cas ce que tu penses, condamnée à la réincarnation dès que la vie cesse de faire battre ton coeur et sans en avoir aucun souvenir.
Métier : c'est en tant que youtubeuse et apprentie tatoueuse que tu t'épanouies dans la vie joyeusement.
Race : tu n'en sais rien toi même, persuadée d'être quelqu'un de tout à fait normal et banal, mais tu es bel et bien une mutante.


MessageSujet: Re: once upon a time - flashback (BAE)   Mar 20 Juin - 9:31

ONCE UPON A TIME
pryam & suknyeong
La naïveté ne fait guère partie de tes défauts, Suknyeong, c’est ainsi que t’es détournée et que maintenant, tu es assise sur l’herbe chatoyante, qu’importe le précieux des vêtements que tu portes. Tu n’es pas naïve alors il te paraît toute logique que ton garde veuille attraper sa liberté aussi vite que faire se peut. Après tout, est-ce réellement une vie que d’être à ton service ? Certes, l’on te dit la princesse la plus gentille depuis bien des dynasties, la plus douce, la plus clémente, mais quelle différence cela fait alors que tu prives un homme de sa liberté et de son pays depuis si longtemps ?

Le soleil brille intensément mais il semble faire noir derrière le rideau de tes cheveux. Il semble faire froid, loin de Pryam. Mais tu ne peux te résoudre à le regarder, pas maintenant. Trop effrayée à l’idée d’observer une lueur d’espoir et de joie dans ses yeux sombres alors que tu lui parles de sa future et possible liberté. Parce que cela te briserait le cœur, sans aucun doute. Toi, la princesse entichée de son inférieur garde du corps et qui s’en rend compte aujourd’hui plus que jamais.

Mais tu n’as pas besoin de tourner le visage vers lui, car c’est Pryam qui vient à toi encore une fois. Genoux à terre, cette fois non pas en révérence mais pour se mettre à ta hauteur. Pour la première fois, sa main vient à ton visage de porcelaine, le relève d’un index fermeté et douceur à la fois. Tu te laisses faire, Suknyeong, incapable de résister à ce simple mouvement et tes paupières papillonnent fébrilement. Laissent s’échapper des perles d’océan le long de tes joues. Impossibles à retenir alors que ton garde s’adresse à nouveau à toi, faisant preuve d’une dévotion mesurée. Impensable.
Insolente.
Délicieuse.
Autant que sa main toujours plus audacieuse qui essuie tes larmes, et de ce simple geste, semble agripper ton cœur directement tremblant dans ta poitrine. Ta gorge est serrée, Suknyeong, et si ton souffle est court ce n’est guère à cause de cela. C’est l’émotion, pure et intense, nouvelle et merveilleuse, qui s’empare de toi et t’empêche de déglutir ta salive correctement alors que tu t’abreuves corps et âme des paroles de Pryam. Machinalement, tes paupières se ferment, comme si cela rendait ce moment plus éternel, et sans même t’en rendre compte, tu pousses doucement ta joue contre la paume du garde. Ta joue qui paraît si douce contre cette main à l’intérieur abimée. Cette main qui n’a toujours été que bonté à ton égard. Tu aimes sa rudesse, ses défauts, tout ce qui la rend différente. Trop vite, il la retire, te faisant rouvrir les paupières dans un rougissement et, distraitement, tu portes ta propre main à ta joue abandonnée. Comme si tes doigts fins pouvaient capturer un peu plus longtemps la sensation laissée par Pryam. En vain.

L’apothéose, quand il ose, le guerrier devenu esclave puis garde royal, venir embrasser ton front blanc, ton nez aplati. Quand il ose, l’étranger au fort accent, prononcer ton prénom en l’accompagnant d’un sourire. C’est… Difficile de mettre des mots dessus, Suknyeong. Mais si tu devais en choisir un, ce serait divin. Tu n’as jamais été quelqu’un de très démonstratif en ce qui concerne l’affection, les sentiments, de par ton statut de princesse et les convenances qui s’en imposent. Mais là, au milieu de nulle part, au milieu de rien, au milieu de tout, qu’importe. Il t’est impossible de faire autrement. Impossible de ne pas lui rendre son sourire. Impossible de ne pas laisser tomber la gourde, toujours entre tes doigts, pour à ton tour porter la main au visage de Pryam. Echo de son geste, tes doigts viennent se poser sur la peau colorée, se perdre dans la barbe singulière. Et tu souris de plus belle, princesse, même s’il doit sentir ta main qui tremble un peu. « Tu es ce que je possède de plus précieux, Pryam, » murmures-tu dans un souffle un peu plus grave que ta voix ordinaire. Plus ému. Qu’importent les soies luxueuses dont tu te revêts chaque jour, qu’importent les pierreries qui s’accrochent à tes oreilles et tes doigts, qu’importe l’océan de pièces d’or intarissable, qu’importent les œuvres d’arts célèbres et les meilleurs professeurs qui s’occupent de toi. Qu’importent tes sœurs, ton frère, tes parents. Qu’importent ta famille et par-dessus tout, qu’importe ce pourpre pourtant bleu qui gorge tes veines. Tout cela n’a aucune valeur. Tout cela n’a aucune importance. Tout cela n’est rien comparé à Pryam. Et tu réalises que tu ne pourrais jamais oser lui dire de telles choses. Timidité, peut-être, la peur de te mettre à nue et d’offrir ton cœur ainsi. Parce que tu ne saurais pas les formuler, tes pensées amoureuses et nouvelles, inédites. Parce que tu ne saurais pas s’il comprendrait, après tout, ce n’est guère un langage qu’il a eu l’occasion d’apprendre. Mais ne dit-on pas que le langage de l’amour est universel ? Vos yeux semblent le comprendre, mais il manque toujours quelque chose.

Alors pour une fois, tu oses Suknyeong, faire un pas vers lui. A ton tour princesse, d’offrir à celui dont tu reçois tellement. Sans ôter ta main de sa joue, tu te rapproches de lui pour effacer l’espace presque douloureux entre vous. Son regard te transperce, comme d’habitude, et ton souffle se fait court à nouveau. Comme si tu avais oublié comment faire pour respirer. Pour vivre. Tu retrouves oxygène au moment où tu viens poser tes lèvres contre celles du grecque. Délicatement. Maladroitement. Incertaine mais pourtant mûe par une force invisible. Implacable. Cela ne dure que quelques secondes mais c’est à peine si tu détaches tes lèvres des siennes pour murmurer d’une petite voix : « Je mourrais sans toi, Pryam. J’ai besoin de toi. Comme la lune ne brillerai pas sans le soleil. Comme le riz ne pousserai pas sans la pluie. Comme le monde serai gris sans les couleurs. » Tu n’es pas bavarde, Suknyeong, d’ordinaire plutôt même silencieuse et observatrice. Mais cette fois, les mots s’échappent tout seul, ton souffle chaud et erratique balayant les lèvres encore si proches de Pryam. Mais tu ôtes quand même ta main de sa joue, bras retombant le long de toi. Tu lâches ta prise, lui laissant quand même le choix de se reculer s’il le désire. De s’éloigner, parce que cela semble la chose la plus raisonnable. La plus douloureuse également.


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Pryam Androdomyus
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Pouvoir : gargouille ailée : transformation de la chair, des os, de l'être en pierre vivante ; régénération accélérée et vieillissement presque stoppé grâce à son corps de sang et de pierre.
Métier : ancien garde du corps princier, est passé par maints métiers. travaille la pierre, la glaise, affinité avec la roche, la terre.
Race : mutant
KHLOE
FB BAE

MessageSujet: Re: once upon a time - flashback (BAE)   Mar 20 Juin - 10:39

bae & pryam

Le feu calcine tes os, ronge ton ventre d'une angoisse sourde. Tu sens le tremblement dans vos deux corps. Collision de planètes de chair et de sang. Vos essences mêmes semblent éclater comme des bulles, à votre proximité lascive et dangereuse. Tu ne regrettes à aucune seconde de l'avoir touché ainsi. Tu as franchi toutes les limites, mais tu n'auras pas forcé ses lèvres à être tiennes. Tu ne veux pas la brusquer, l'effrayer. Il n'existera sûrement jamais de meilleur moment, d'instant plus propice, mais l'hésitation est devenue vice.

Tu frémis au contact de ses doigts fins. Vibrations de l'air - à moins que ce ne soit vous qui entamiez une danse que vos pas connaissent déjà. Tu veux secouer la tête, en songeant aux richesses qu'elle possède, aux personnes dévouées. Mais existe t-il une créature qui lui soit plus attachée que toi ? Tu n'attends rien d'elle, tout en t'offrant tout entier, ta vie, ton âme. Ton corps. La tension t'accapare, charrie dans tes veines une brûlure bienheureuse. Tu n'es plus toi-même, fiévreux de cette émotion brute et colossale qu'elle fait monter en toi. C'est au-delà du simple désir, ou de l'amour commun. C'est une émotion ancestrale, antique, qui chevillée à ton corps se répand en toi comme une maladie que tu accueilles. Tu l'aimes, de chaque fibre de ton corps, cette sauveuse qui a ta vie entre ses doigts. Tu ne réalises pas ce qu'elle fait.
Aurais-tu, de toute façon, eu l'audace de l'interrompre ?
Toi qui ne faisait qu'en rêver.
Un baiser.

Un simple contact peut-il imprimer une telle vénération à un homme ? Il semblerait que oui. Hardiment, tu lui rends son baiser, le temps d'un battement de vos deux coeurs affolés, et bien trop tôt, quand tu voudrais l'éternité, vous vous séparez. Tu es égaré, essoufflé. Tu rougis vaguement sous ton teint cuivré. Agitation extrême d'un émoi éperdu. Une foule de mots se déchaînent sur tes lèvres qui restent scellées par la stupeur du moment, par l'importance des mots ; comme un oiseau, elle s'éloigne de toi à tire d'aile, la soie de son vêtement chatoyant. « Suknyeong » répètes-tu, plein d'une révérence impitoyable. Tu avales ta salive, te racle la gorge. « Vous méritez mieux qu'un simple garde, étranger de surcroît. » Ton accent grec est lourd, faisant rouler les syllabes comme des rochers, loin de la subtilité des coréens. Tu continues, inlassablement. Les mots doivent être dits, à présent. « Je ne suis qu'un homme, quand vous êtes une déesse. » Tu plaques avec ferveur ton poing serré contre ton torse, à l'endroit du coeur. « Mais cet homme, aussi humble soit-il, vous aimera toujours. Il aimera la princesse, et la femme » fais-tu d'une voix plus douce, plus caressante, avec de nouveau ce sourire chaleureux. Ce baiser qu'elle t'a offert sera sûrement unique, entorse à des règles qui ne sont pas vôtres.

Pourtant, à travers cela, elle t'a insufflé le courage entre tes lèvres d'avouer ce que tu ressens. Elle t'a libéré, une seconde fois, de chaînes. Tu voudrais la serrer contre toi, mais tu te contentes de hocher la tête, lentement, comme si tu craignais de la blesser en faisant le moindre mouvement, ou de l'effrayer telle une biche. « Je ne déposséderai pas votre monde de ses couleurs, car vous êtes mes étoiles, et ma lune. Vous seule étincelez réellement, parmi les autres créatures. » Orateur de pacotille, tes mots ne valent pas le tiers de ce qu'elle devrait recevoir comme louanges. Mais le temps semble figé autour de vous. Tu te raidis soudain. Le temps. Tu secoues la tête. « L'après-midi ne nous attends pas, Princesse » et si tu as utilisé le titre de façon honorifique, ton sourire en dit toute autre chose. Tu ne rêveras jamais plus que ce qu'elle t'a donné. Et pourtant, une seconde, le temps de frôler vos deux êtres, tu as eu le fol espoir que vous puissiez vous enfuir, loin, et être, simplement.

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