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 I wanna chain you up | elektrank.

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Frank Castle
Red Thunderbolt - STAFF

Date d'inscription : 13/03/2016
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MessageSujet: I wanna chain you up | elektrank.   Lun 3 Juil - 18:05

i wanna chain you up.

Elektra
&
Frank
Une dernière vérification des armes, presque luisantes dans la semi-obscurité qui bordait les lieux. Un cliquetis bien singulier, la chaude sensation de se remettre en selle. C'était le cœur léger que ton doigt glissait sur la détente pour s'y installer bien qu'aucun ennemi ne se dressait à l'horizon, qu'aucun danger ne se cachait. Pas encore. Il était habituel pour toi de connaître la situation avant de t'y embarquer, bien qu'à plusieurs reprises déjà tu avais simplement foncé dans le tas. Bourru et déterminé, la rage qui te faisait vivre et bordait tes tripes d'impatience. C'était ta façon d'être. Violent. Sans pitié. Tu reniflais d'un air dédaigneux alors que tu posais tes fesses sur le rebord de l'immeuble qui te servait d'ami pour la nuit aux côtés de la lune, une compagne silencieuse. Les cieux étaient clairs, ta conscience était tranquille, t'attendais juste l'opportunité de faire ce que tu faisais le mieux. Dégommer quelques petits pourris sans même qu'on te l'ait demandé parce qu'à dire vrai, t'en avais déjà plein le cul des conneries de Ross. Ça te faisait soupirer, ça te faisait rouler des yeux, ça te faisait grogner lorsqu'il semblait vous parader comme de bons chiens dressés. T'en avais rien à foutre de ses grands plans, tu voyais simplement le liquide écarlate zébrer le sol en une sorte de récompense carmin. La grâce qui s'offrait à un monde déjà gangrené, quelques frappes sans grande envergure en moins. Ca faisait quand même partie de la description du job, en soit, t'étais encore en train de te battre pour une cause qui n'était pas totalement tienne. C'était enfantin de le croire puisque tel un gamin, tu boudais dans ton coin sans vouloir admettre que les thunderbolts était une bonne alternative à tes tueries. Parce que t'étais obligé de travailler en groupe et que ça t'insupportait, surtout lorsque tu entendais les rires crétins de ce qui s'apparentait à de nouveaux collègues. Un stupide groupe. Vous n'étiez pas les Avengers. Aucune vénération, aucun remerciement, aux yeux de la population vous étiez aussi sales que ceux que vous effaciez. Des criminels, des cinglés. Et quand tu les voyais, t'étais presque prêt à le leur accorder. Sauf que jamais, tu ne remettrais en question les méthodes triomphantes de ne pas épargner ceux à qui le pardon ne devait être donné. T'étais pas Red. T'étais pas un très bon homme de foi.

Ton regard s'attarda sur le canon qui reposait contre ta jambe immobile, une bien belle preuve de ta dévotion à Dieu. T'avait-Il façonné ainsi ? Une sorte d'élu que l'on pouvait malmener dans le triste but de diriger ? Un pantin auquel on jetait crasse et horreur pour ainsi suivre une quelconque divine volonté. Au final.. tu t'en cognais, comme tu t'en cognais de tout jusqu'à ce que tu ne t'en cognais plus. T'avais ton personnal business, cet infime cercle dans lequel tu évoluais autour des choses qui méritaient ton attention. La vengeance, les mafias, les héros pédants qui s'alarmaient de tes combats. T'aurais peut-être ri si t'avais pas l'air aussi mort intérieurement mais t'étais pas comme elle. Natchios. Typiquement narquoise, la fourberie pour masquer la fragilité. Et surtout la mauvaise manie de traîner là où ça ne t'arrangeait pas, dans tes pattes pour le meilleur exemple. Une habitude qui n'arrivait même plus à t'exaspérer, c'était d'une pauvre lassitude que tu retirais le cran de sécurité avant de te relever d'une démarche bourrue qui t'était tout à fait propre. Celle d'un homme qui en portait de trop sur les épaules, épuisé par les épreuves bien que prêt à réduire la terre à feu et à sang. Infatigable, increvable. « Pourquoi ? » rauque de ne plus vraiment parler, ta voix s'éleva en un murmure que tu savais assez distinct pour qu'elle puisse te répondre. La question avait ce ton calme malgré les dizaines de reproches qu'elle laissait apparaître. Pourquoi tu ne dors pas, pourquoi tu me suis encore, pourquoi est-ce que tu es putain de là alors que ce n'est pas une mission collective.

Tu n'estimas pas nécessaire de lui faire face jusqu'à ce que l'absence de réponse ne te force à te retourner, observant avec une once d'impatience la silhouette qui se détachait du paysage. Une ombre surplombant la grosse pomme qui s'étalait en contrebas. Tu la connaissais pourtant assez, d'une façon autre et personnelle, pour savoir qu'elle n'avait pas toujours la force de combattre pour triompher. Dangereuse mais enchaînée, pas du style à vouloir conquérir une ville, pas du genre à devoir être tuée. C'était du moins ce que tu estimais sans avoir la certitude que ce n'était pas une opinion biaisée. « Ça ne te concerne pas, rentre. » Sans grand discours tu te contentais de l'expédier au QG de votre grand manitou sans grand espoir de la voir obéir. Parce qu'elle était indomptable comme ça.

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Elektra Natchios
Red Thunderbolt

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MessageSujet: Re: I wanna chain you up | elektrank.   Lun 3 Juil - 23:37

FRANK
&
ELEKTRA
I'm devoted to destruction. A full dosage of detrimental dysfunction. I'm dying slow but the devil tryna rush me.
Dans sa chambre aux parois métalliques Elektra ne dort pas. Elle se repose parfois, mais le moindre bruit la réveille. Et des bruits il y en a. Vivre avec tout un tas de gens dont elle ne connaît parfois rien de plus qu’une certaine réputation, l’empêche de prétendre à un sommeil serein et profond. Elle s’en fout, elle dort peu en général et elle n’est jamais vraiment sereine. Des pas pesants se font entendre, c’est la démarche de Frank, lui non plus n’est pas un gros dormeur. Elektra lâche le livre qu’elle parcourt sans conviction, elle pourrait ouvrir la porte et lui demander ou il se rend, qui il compte tuer ce soir, mais elle n’a jamais aimé la facilité.

Le suivre n’a pas été compliqué. Dans son joli costume, son col remonté contre sa bouche elle s’était fondue dans la nuit. Ses saïs pour le moment sagement rangés dans leurs encoches. Elle l’observe se préparer à mener à bien son carnage, c’est un peu comme observer un grand fauve. Il n’est pas gracieux, mais puissant. Une puissance implacable, écrasante qui fait frémir les pourris de New York. Et d’ailleurs, Ross a bien fait de l’engager et bien qu’elle ne le montre pas, elle apprécie sa présence bourrue et maussade dans l’équipe. C’est probablement mieux que le reste de l’équipe ignore qu’ils se connaissent. Mieux qu'ils ne peuvent imaginer, mieux qu'ils ne doivent imaginer.

« Pourquoi ? »

Elle sourit, elle sait qu’il est las de ces jeux, il ne proteste plus vraiment, plus de menace, il sait qu’elles ne servent à rien contre Elektra. Elle ne répond pas, assise sur le petit toi de l’escalier, elle balance tranquillement ses jambes et ce n’est que lorsqu’il se retourne qu’elle daigne baisser le tissu qui couvre sa bouche afin de répondre.

« Je m’ennuyais. »

Nonchalante comme à l’accoutumée, un haussement d’épaule et un éclat de malice dans le regard, elle se laisse tomber gracieusement pour être à son niveau.

« Ça ne te concerne pas, rentre. »
« Je pense que tout ceci doit surtout concerner la belle police de New York... , ironise t-elle en jetant un vague regard vers ce qu’il scrutait auparavant, et puis... tu n’as pas le monopole Frank : les filles aussi ont le droit de s’amuser. »

Sa propension à ne rien prendre au sérieux est agaçante, elle le sait et il en a vu les limites. Elle peut être sérieuse, mais ce n’est jamais un très bon signe. Ce soir elle est d’humeur légère, l’air est doux et le combat proche. Ce sont des mises à mort qui l'attendent, elle peut tuer ses raclures, elle peut même s’en réjouir sans avoir à craindre de jugement, c’est reposant, c’est exaltant. Elle est impatiente, son regard à le même reflet acéré que le saï qu'elle fait habilement tourner entre ses doigts.

« Mais ne t’inquiète pas, je t’en laisserai quelques uns. »

Petite pique. Frank Castle est efficace, brutal, radical, mais pas rapide, pas autant qu’elle en tout cas.  Ce n’est qu’une petite provocation avant de se lancer. Elle n’a aucune intention de rentrer et il n’a aucun moyen de l’y obliger. Elle se saisit d’un de ses sais, qu’elle fait adroitement tourner, comme impatiente de s’en servir. Se faire tuer ne l’a pas rendu plus prudente, moins encline à la violence, au contraire. Désormais elle connaît la sensation, celle de la pointe acérée de ses saïs envahissant, perforant, déchirant, empalant… Ses assassinats n’en sont que plus intimes. Mais il n’y a rien de personnel dans ce qui l’attend ce soir. Il n’y a pas de revanche, juste peut être la satisfaction morbide d’annihiler l’existence de quelques pourritures. Elle ne sait même pas qui elle va affronter, c’est à ce point là qu’elle est confiante en ses capacités. Ou orgueilleuse.

Si Frank est prêt à les descendre c’est qu’ils le méritent, elle a une totale confiance en son jugement. Sur ce sujet là en tout cas. Elle sait qu’elle peut se livrer totalement au combat, sans retenir ses coups, sans étouffer son contentement. Elle aime trop la violence, elle voit de la beauté dans les jets de sang, ses affrontements sont des danses sanguinaires qu’elle maîtrise avec une grâce absurde. Elle a essayé par le passé de mettre son talent au service de l’art conventionnel, mais elle n’a pas le droit au conventionnel. Elle a arrêter de croire qu’elle pourrait l’atteindre. Elle ne comprend même pas pourquoi elle a cru un jour le pouvoir, sa normalité c'est ça : sortir la nuit armée, se battre et tuer. Il y a du sang dans ses pas et des démons dans son ombre.

« Ils sont qui d’ailleurs ? »

 

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Frank Castle
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MessageSujet: Re: I wanna chain you up | elektrank.   Ven 7 Juil - 18:37

i wanna chain you up.

Elektra
&
Frank
Encore et toujours les mêmes jeux, une danse qu'ils répétaient depuis ce qui semblait être une éternité. Ça n'avait jamais eu cette connotation joyeuse, drôle, qu'Elektra devait leur trouver alors qu'à tes yeux ce n'était qu'ennuyant. Un grain de poussière qui entraînait une tempête d'ennuis dans ta quête bien ciselée, trop travaillée pour qu'elle ne puisse arriver et t'emmerder sans qu'une once de profond harassement ne t'habite. Sans que l'envie de le lui faire payer ne te traverse pas l'esprit. Et dans le fond, t'étais devenu trop habitué pour élever ta voix de baryton et lui servir de profonds sermons. Elle n'en avait cure, elle en avait toujours rien eu à foutre puisque c'était sa façon de vivre. Vous étiez trop différents pour toujours tomber en accord, trop chien et chat pour ne pas vous chamailler tels des enfants lorsqu'un jouet était déposé entre vous deux en une sorte de grand et luxurieux prix gagnant. Votre jouet, c'était les corps. Et ce soir, t'étais pas vraiment prêt à partager. Surtout lorsque son excuse ne valait rien. Elektra s'ennuyait, Elektra voulait s'amuser. Elektra finissait toujours par tomber dans l'accablement le plus sombre, la propulsant dans un perpétuel bain écarlate. C'était ça, son petit manège et au fil des mois à la côtoyer, t'avais appris à tes dépens qu'elle n'était jamais rassasiée. La désormais proximité qu'elle avait instauré te fit avaler le soupir que tu allais exprimer comme seule et unique réponse, la laissant face à un mur de silence et de jugement. Au clair de la lune, la contemplant, il y avait cet air de confrontation face à une enfant insatisfaite et peu commode, ingrate de ce qui lui était offert alors qu'elle n'en voulait que toujours plus. Pendant un instant, t'aurais eu envie de te demander si t'étais comme ça bien que ta pédante conscience te savait divergent. T'avais de réels buts.

Et surtout, tu ne tuais pas pour le plaisir. Ça serait déplacé de le lui faire remarquer, de la tourmenter pour cette étrange complaisance qu'elle trouvait dans les combats. Dans les morts. Parce qu'ils n'étaient pas là pour plaisanter au grand dam d'une bonne partie de la terre entière. Ce qu'ils commençaient, ils le finissaient, malgré le vide intersidéral que tu ressentais lorsque tout était achevé. Pas même la satisfaction d'avoir accompli ton devoir. Juste rien. Comme tu ne ressentais actuellement pas la colère ou la frustration face aux paroles de ta compagne, trop focalisé sur les points de repère que tu fixais un à un dans l'attente de voir quelqu'un surgir. Tu t'y étais fait ; elle bavardait, tu restais concentré. « On est pas là pour s'amuser. » t'avais presque l'audace de lui faire comprendre qu'elle ne devait même pas être là, secouant ton arme dans sa direction tandis que tu finissais par secouer lentement la tête. « C'est personnel et aux dernières nouvelles, je n'ai pas rampé à tes pieds pour que tu viennes. » t'avais toujours été franc et un peu en colère pour tout donc sur ce coup, t'hésitais même pas à lui jeter à la figure ce qui avait fait de vous des associés. Ta famille, les mafias, c'était ta vie, ton œuvre, un truc que tu prenais encore plus au sérieux alors que tu prenais littéralement tout au sérieux. Ce n'était pas des semaines d'intenses recherches et de traque que tu l'autoriserais à foutre en l'air pour le bon plaisir de cette manie qu'elle avait de mettre son nez partout et de s'engager dans toutes les mises à mort qui traînaient.

Dans l'intention de lui faire comprendre qu'il n'y avait pas matière à plaisanter, tu lui saisis le poignet. Le bruit du saï résonna, claqua contre le béton frais qui bordait leurs pieds. Rangers sales. Le fracas métallique ne te fit même pas cligner des yeux, ces derniers sondant ceux de l'assassine en une pose facilement reconnaissable. C'était presque une marque de vos rencontres. Des touchers violents, des paroles silencieuses. Après quelques secondes de battement, presque sûr de t'avoir fait comprendre sur ce point, ta poigne se desserra et d'un coup d'œil, tu vérifias l'heure indiquée sur la montre qui ornait ton poignet. Sans un mot de plus, tu t'installas convenablement sur le rebord de l'immeuble en y posant un coude, t'emparant du sniper au préalable déposé. « Des gens qui ne manqueront à personne. » une phrase qui marquait ton premier tir, une rafle qui n'avait que pour simple terme d'en descendre le maximum avant de rejoindre l'entrepôt voisin.

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Elektra Natchios
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MessageSujet: Re: I wanna chain you up | elektrank.   Sam 8 Juil - 16:12

FRANK
&
ELEKTRA
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Quel rabat-joie. Au moins il avait arrêté de lui sortir des sermons. Probablement abandonné l’idée de lui faire entendre raison. Il grogne, pour la forme, ça ne l’impressionne pas vraiment, pas plus que ses petites piques. Elle ne regrette pas d’être venu le chercher, elle avait adoré collaborer avec lui, malgré l’affaire sordide. Par éclat, ils se comprennent, elle trouve reposante son attitude de monolithe. Stimulante sa rudesse, l’âpreté de ses combats. Elle se reconnaît dans sa rage, c’est ce qui la poussé vers lui. En premier lieu en tout cas.

« C'est personnel et aux dernières nouvelles, je n'ai pas rampé à tes pieds pour que tu viennes.
-J’adorerai voir ça pourtant, s’amuse t-elle »

Elle observe ses cibles, ils sont nombreux, mais ils sont quand même désavantagés. Ils sont déjà morts, un sursis qu’elle leur a octroyé en déconcentrant un court moment Frank, elle ne fait d’ailleurs pas attention à lui ce moment là. Et il en profite. Elle sent sa poigne d’acier se refermer sur son bras. Il la brutalise, son saï tombe au sol et ça la vexe. Elle déteste sa sévérité, elle en a marre que chacun porte un jugement sur elle. Chacun donne son avis, un conseil, soit plus comme ça, moins comme ça, tu ne devrais pas faire ça. Il n’a rien besoin de dire, tout passe par son regard, noir intransigeant, qui affronte le sien aussi noir mais plus chaotique. Elle retrousse ses lèvres, prête à feuler, elle n’aime pas ses manières. Elle n’est pas une gamine. Elektra affronte son regard sans ciller. Elle sait qu’il veut qu’elle se montre sérieuse, mais elle a pas envie d’être sérieuse, elle a jamais envie, et il la force. Encore quelques secondes de plus et elle engageait les hostilités. Elle était venue parce qu’elle avait besoin de se vider l’esprit et qu’il n’y a rien de plus efficace qu’un carnage pour ça.

Il la relâche, elle ramasse son saï avec l’envie de le lui faire goutter. C’est sa faute, elle aurait du faire plus attention. Alors elle l’observe s’embusquer, son arme semble le prolongement de lui même.

« Des gens qui ne manqueront à personne. »

Puis le vacarme des coups de feu, des cris, il avait le premier sang. Elle attendit qu’il ait terminé, observant ses proies s’agiter, s’enfuir, chercher le tireur, se cacher. A son tour d’entrer en scène, peu importe ce qu’il voulait. Elle monta sur le rebord de l’immeuble, redressant sur son visage son col, un dernier regard illuminé d’une impatience certaine, puis sans une hésitation Elektra sauta. S’accrochant habilement aux aspérités des fenêtres pour ralentir sa chute, elle atterrit silencieusement tout en bas. Ça semblait si simple quand c’était elle, si naturel. Son corps encaissait, ses muscles amortissaient, plus souple qu’un chat il ne lui fallut que quelques secondes pour rejoindre la scène. Apparut de nulle part, elle en avait égorgée deux avant qu’ils ne la remarquent. Lorsqu’Elektra se battait c’était une chorégraphie, une danse macabre, avec une économie de mouvements admirables. Aucun mouvement inutile et chacun porteur d’une grâce d’autant plus dérangeante qu’elle tuait. Elle ne souriait plus, elle était concentrée, éviter les balles, coup de pied dans les bras pour chasser les armes, fendre l’air avec ses saïs, trancher les gorges, continuer au rythme des sons mats des corps qui s’effondrent. Elle se sent bien, l’esprit vide, concentrée sur cette tâche qui n’est même pas la sienne mais qu’elle accomplit non sans un certain contentement.

Elle est toujours vexée que Frank l’ait attrapé. Elle est plus rapide que lui, mais elle est aussi distraite ces temps-ci et c’est une chose qui ne lui ressemble pas. Il n’y a usuellement qu’un coupable lorsqu’Elektra est distraite et c’est Matthew Murdock et elle ne peut se blâmer qu’elle même. Y repenser lui fait décocher un coup de pied beaucoup plus puissant. La nuque de son adversaire émet un craquement sinistre. Elle est idiote, le reste de l’humanité arrive très bien à outrepasser les amourettes de jeunesse. Pas elle. Elle peut presque entendre Stick se moquer d’elle et il en aurait tout à fait le droit.

« Tu t’es perdu en route Frank ?   Lui demande t-elle sitôt qu’il arrive.»

Elle relâche le corps qu’elle tient encore contre elle et qui s’effondre comme un pantin disloqué. Il y a du bruit un peu plus loin. Un froissement sous son col laisse penser qu’elle sourit à nouveau. La partie n’est pas terminée.
 

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